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Newsletter n°32 du 25 janvier 2012
"La foi est la substance des choses que l’on espère" (He 11, 1)
Chers amis de CathoFamiLink,
Le 11 octobre 1962 s’ouvrait le Concile Vatican II. Cet événement ...
Publié à 25 janv. 2012 23:58 par Jérôme MOREAU
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Newsletter n°31 du 25 décembre 2011
"Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu !" (Mt 5, 8)
La famille est à table. Les nombreux enfants animent joyeusement le repas. Le père de famille lance soudain un ...
Publié à 25 déc. 2011 06:35 par Jérôme MOREAU
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Newsletter n°30 du 25 novembre 2011
"Soyez fermes, soyez vigilants" (1P 5, 8)
Chers amis de CathoFamiLink,
Les événements de l’actualité ne sont pas vraiment réjouissants. Nous pressentons tous à quel point le monde semble ...
Publié à 25 nov. 2011 07:53 par Jérôme MOREAU
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Newsletter n°29 du 25 octobre 2011
De Narcisse à Jésus
Chers amis de CathoFamiLink,
L’Evangile du XXX° dimanche ordinaire nous renvoie à la figure les dérives de notre société qui place l’individu dans une ...
Publié à 27 oct. 2011 07:41 par Jérôme MOREAU
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Newsletter n°28 du 25 septembre 2011
"Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît" (Mt 6, 33)
Chers amis de CathoFamiLink,
La routine quotidienne nous plonge ...
Publié à 26 sept. 2011 01:18 par Jérôme MOREAU
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publié le 25 janv. 2012 10:39 par Jérôme MOREAU
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mis à jour : 25 janv. 2012 23:58
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"La foi est la substance des choses que l’on espère" (He 11, 1)
Chers amis de CathoFamiLink,
Le 11 octobre 1962 s’ouvrait le Concile Vatican II. Cet événement incontournable de l’histoire de l’Eglise Catholique au XX° siècle continue de susciter discussions et passions. Entre ceux qui y voient une trahison de l’Eglise envers la Tradition et ceux qui y reconnaissent une rupture salutaire avec le passé, il faut raison garder pour discerner l’œuvre de l’Esprit-Saint qui agit à la fois dans la fidélité aux racines qui sont les nôtres et le souci de porter l’Evangile aux hommes de notre temps. Le Saint-Père a donné le critère d’une juste réception du Concile en parlant de l’herméneutique de la réforme qui puise dans l’ancien pour faire mûrir des fruits nouveaux de l’Esprit pour notre monde contemporain. Cette continuité assumée s’oppose à ce qu’il appelle une herméneutique de la rupture, si souvent invoquée contre une Eglise d’un passé révolu et honni par toute une génération vieillissante. L’Eglise ne se termine pas avec Pie XII, pas plus qu’elle ne commence avec Vatican II. Nous ne faisons que commencer à recevoir le Concile dans la fidélité à tout notre patrimoine spirituel depuis les Apôtres jusqu’aujourd’hui. De la cave au grenier, notre maison Eglise recèle d’innombrables trésors qui constituent l’histoire et la richesse de notre grande famille. Tout est nôtre de Nicée à Vatican II, de saint Pierre à Benoît XVI, de sainte Agnès à la bienheureuse Mère Teresa, de saint Irénée au bienheureux Newman. Nul ne peut prétendre enfermer le patrimoine de foi chrétienne dans les contours de sa pensée, et pourtant tout est contenu dans le bon dépôt de la foi dont l’Eglise est dépositaire par mandat divin.
Pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture de Vatican II, notre Saint-Père le Pape a décidé, le 11 octobre prochain, d’initier une année de la foi. Ce sera l’occasion de contempler à nouveau le mystère révélé, de l’accueillir avec plus de ferveur, de l’approfondir dans le souci d’une meilleure formation intellectuelle de la foi, de le célébrer avec amour dans la prière et la liturgie, de le mettre en œuvre avec plus de zèle dans notre vie. Cette date correspond également au vingtième anniversaire de la promulgation du Catéchisme de l’Eglise Catholique, encore trop méconnu. Voici donc un moyen concret donné par l’Eglise pour enraciner la foi en nos cœurs, pour nourrir une relation plus intime avec le Christ Jésus. Tout catholique se devrait de le posséder dans sa bibliothèque, non pour le contempler mais pour le consulter à tout instant et y trouver des raisons d’avancer dans un monde sans repère.
Ce n’est pas un objet de décoration. Il est l’instrument sûr d’une formation nécessaire pour avancer droit, l’azimut du Ciel où le bonheur authentique nous est promis. Notre espérance est devant nous. La foi nous fait goûter ici-bas les prémices de ce que nous posséderons pleinement dans la Jérusalem Céleste. « La foi est la substance des choses que l’on espère ». Relevons le défi d’un vrai enracinement de notre foi.
« L'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont des témoins » (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 1975). Formation et témoignage, ce sont les deux pôles incontournables de la nouvelle évangélisation. Le monde l’attend, sans le savoir. Alors, n’ayons pas peur !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Dans la précédente newsletter, je terminai mon petit mot par un poème à caractère maritime appelant la protection de la Sainte Vierge sur les marins partis à la pêche. Aurais-je été entendu ? Ce fut temps calme et mer sereine sur le site aux alentours de Noël et du nouvel an : 1070 visites, chacune durant néanmoins en moyenne 7 minutes et demie, avec toutefois deux grosses vagues, les mardis 3 et 17 janvier.
Cette allusion marine ne doit toutefois pas écarter de nos pensées et de nos prières les passagers victimes du récent naufrage sur les côtes italiennes.
Nos pages les plus visitées furent lors des 31 derniers jours, à la date où j’écris, celle des intentions de prières dont le nombre d’envoi quotidien semble se stabiliser autour d’une et demie par jour (467 visites), puis les actions de grâce (218 visites) qui furent au nombre de 6 nouvelles. Ensuite viennent la chaîne d’Alexandre (146) mise en place le 13 décembre et celle d’Hélène (118) datant de fin novembre.
S’intercalent les pages des deux « coups de cœur » mensuels (vocations et familles) : 220 en tout. Ce chiffre est à rapprocher du nombre d’inscrits aux « coups de cœur » : 45 et 50. Je crois pouvoir en déduire qu’il doit y avoir autant de priants non inscrits que d’inscrits.
Les 11 chaînes de prière réunissent 300 priants.
Cette période de l’année étant (encore) propice à cet exercice, je vous propose pour finir ce simple sixain, intitulé Résolution.
Toujours se battre et ne haïr jamais
Lutter, lutter, lutter, lutter sans haine
Contre le mal et ses racines, mais
Sans se tromper d’ennemi. Désormais
Il faut briser la cause de la peine :
Ce n’est pas l’homme enchaîné, mais la chaîne.
Dominique
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publié le 25 déc. 2011 06:35 par Jérôme MOREAU
"Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu !" (Mt 5, 8)
La famille est à table. Les nombreux enfants animent joyeusement le repas. Le père de famille lance soudain un défi : chacun doit dire comment il se représente le paradis. Entre ceux qui naviguent dans les sphères éthérées et ceux qui ont l’âme plus terre-à-terre, des aînés vers les plus jeunes, les théories les plus diverses, parfois amusantes, s’exposent. Et le papa s’adresse finalement au petit dernier : « Et toi Timothée, qu’est-ce que c’est le paradis pour toi ? ». L’enfant, turbulent au cœur bon, se trémousse de contentement sur sa chaise, prend l’air malicieux qu’on lui connaît souvent et affirme solennellement : « Pour moi, le paradis c’est de contempler le visage de maman ! »… Celle-ci, fondant de bonheur, embrasse son chérubin, dans la joie étonnée et partagée de son mari et de tous ses enfants.
Sur le visage d’amour des mamans, se reflète la bonté du Tout-Puissant, se dévoile un coin du mystère de la miséricorde. Seule l’innocence de l’enfant peut le découvrir car elle ignore le mal et sait admirer la beauté quand elle se présente. Le bébé au sein voit juste assez loin pour croiser les premiers regards de celle qui l’a mis au monde. Jésus aussi a croisé le regard ineffablement doux et aimant de sa Maman. Marie a enfanté l’innocence infinie, pur reflet de la beauté du Père éternel. L’Enfant de la crèche a rencontré dans ce visage humain, l’icône terrestre de la splendeur divine manifestée dans la plus belle de ses œuvres : l’Immaculée !
Noël est la fête de l’innocence de chacun de nous. Elle nous permet de replonger aux sources de l’âme d’enfant qui se cache au secret de notre personne. Cette âme d’enfant s’émerveille sans cesse de la beauté toujours nouvelle. Elle nous autorise à lâcher le monde de l’utile, de l’efficace, du calcul, du jugement, pour céder à la fascination de la gratuité de l’Amour qui se présente. La Sainte Vierge le dit si bien dans la délicieuse Pastorale des Santons de Provence lorsqu’elle défend le ravi qui ne fait rien mais a été mis sur la terre pour s’émerveiller et rappeler à tous la beauté du monde qui reflète la Beauté du Créateur. Cette beauté est si souvent enfouie sous les gravats de nos péchés humains que nous risquons de nous condamner à ne plus jamais la voir si nous ne consentons plus à l’innocence cachée en nos cœurs.
L’innocence de Noël est d’abord celle de Dieu fait homme. Il revêt notre pauvre livrée de boueux mais il fait jaillir en notre monde la puissance de l’Amour qui désarme, la clarté de la beauté qui illumine, la pureté restaurée qui guérit les blessures les plus cruelles. Cette grâce de l’émerveillement, nous la trouvons dans les ravis de notre temps, les enfants épargnés par les flots du matérialisme, mais aussi nos petits frères et sœurs handicapés mentaux, ces innocents qui ont échappé aux Hérode modernes pour nous montrer l’essentiel. J’en connais avec qui nous fêtons Noël tous les jours !
« Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! »
JOYEUX NOËL à vous tous ! Que l’Enfant de la crèche garde intacte votre capacité d’émerveillement !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Dieu nous surprendra toujours, et avec Lui nous ne sommes pas près de nous ennuyer ! Oui, Sa venue sur terre fut une divine surprise, au sens propre du terme, le jour de la Nativité. Mais je fais allusion à des faits plus modestes telles ces grâces intimes et le plus souvent peu spectaculaires dont nous pouvons être témoins à CathoFamiLink, ainsi qu’à la façon dont elles peuvent être dispensées.
Un jour, c’est une toute petite chaîne de prière (si l’on en juge par son nombre d’inscrits) qui peut se clore dans une sérénité retrouvée, à défaut de voir tous les problèmes résolus. Une autre fois, c’est la pratique du sport qui peut aider quelqu’un à retrouver son équilibre… Et moi qui m’interroge quand nos statistiques sont en berne !
Parlons un peu chiffres, quand même : 1236 visites sur les 31 derniers jours, pour un temps moyen proche de 7 minutes ½. Nous gérons à l’heure où j’écris 12 chaînes de prières (regroupant 319 priants) dont 2 datent de moins de 30 jours. Le renouvellement se poursuit donc. J’ajouterai que les deux derniers « coups de cœur » (familles, vocations) ont réuni respectivement 41 et 51 inscrits.
Durant cette même période, nous avons reçu 45 intentions de prière ; la tendance est donc à la hausse. La plupart font montre d’une spiritualité profonde, aussi ai-je été un peu surpris en constatant que l’une d’entre elles (tout de suite écartée, bien sûr) citait la combinaison du loto pour laquelle il était demandé de prier ! Certes, la prière est une martingale céleste, mais on ne peut pas la jouer n’importe comment.
Les pages les plus consultées furent les intentions de prière (avec une large avance) puis la chaîne Hélène (ouverte fin novembre), les actions de grâce et les coups de cœur. Les actions de grâce continuent donc par bonheur à être régulièrement consultées, à juste raison. Si vous ne l’avez pas encore fait, pourquoi ne pas aller voir les 3 dernières ?
L’édition de cette newsletter doit se faire pour Noël et je vais bien sûr terminer cette rubrique par mes vœux. Je ne sais pas ce que va vous écrire l’Abbé Philippe-Marie, mais nous le connaissons tous assez bien pour savoir dès à présent que cela sera un régal spirituel. Je vais donc pour ma part en rester à un poème tout de légèreté maritime que la récente tempête rend d’actualité, œuvre de Claude Green (1914 – 2001) :
Comme à Noël, l’étoile…
Sa petite lumière au sommet de son mât,
Comme à Noël l’étoile au-dessus de la crèche,
Le navire s’en va vers une nuit de pêche,
Sainte Vierge, gardez le bateau qui s’en va.
Sa petite lumière au sommet de son mât,
Comme à Noël l’étoile au-dessus de la crèche,
Dans le vent le navire enfle toute sa toile,
Sainte Vierge, gardez ces marins sous leur voile.
Que soit douce leur nuit, fructueuse leur pêche,
Et que revienne au port le bateau qui s’en va ;
Comme à Noël l’étoile au-dessus de la crèche,
Sainte Vierge gardez ces marins sous leur mât.
JOYEUX ET SAINT NOEL DEVANT LA CRECHE
Dominique
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publié le 25 nov. 2011 07:53 par Jérôme MOREAU
"Soyez fermes, soyez vigilants" (1P 5, 8)
Chers amis de CathoFamiLink,
Les événements de l’actualité ne sont pas vraiment réjouissants. Nous pressentons tous à quel point le monde semble marginaliser les chrétiens, et particulièrement les catholiques. En effet, un véritable combat spirituel se joue dans les choix de société qui sont promus. Le mouvement de fond, c’est le déconstructionnisme qui veut bouleverser l’ordre établi. Les deux chantres en sont les philosophes Martin Heidegger et Jacques Derrida. Le premier balayait d’un revers de manche tous les philosophes l’ayant précédé. Le second fut un inspirateur influent de l’art contemporain (d’ailleurs “comptantpourrien”, et même “contentpourrien”). Rien d’innocent dans ces démarches qui visent à déconstruire tous les fondements du réel dans les domaines de la philosophie (la métaphysique des anciens est jetée au panier), de la morale (négation de la loi naturelle), de la personne humaine (gender & Co), de l’art (où le subjectivisme délétère et absolu des ‘artistes’ s’allie à la niaiserie des gogos snobs) et de bien d’autres encore. En bref, on veut nous imposer un nouvel ordre moral idéaliste, qui fait fi du réel et s’évertue à le plier à son bon vouloir.
En regardant le négatif de ce cliché un peu inquiétant, on reconnaît implicitement et, quoi qu’on en pense, que les valeurs chrétiennes ont inspiré notre monde occidental. Ce sont elles qui sont l’ennemi à abattre par tous les moyens. On ne s’étonnera donc pas que notre Eglise Catholique soit méthodiquement attaquée et ne reçoive pas le même traitement que d’autres confessions dans les médias. Et là, nous sommes acculés à l’héroïcité des vertus pour survivre. Il me semble qu’il nous faut être vigilants sur deux points :
- Ne tombons pas dans le piège du communautarisme, comme si notre foi judéo-chrétienne n’était pas inspiratrice de notre société, comme si l’on pouvait nous réduire à n’être qu’une obédience religieuse parmi d’autres. Ne nous laissons pas enfermer dans un ghetto toléré de chrétiens marginaux. Nous avons toujours à porter fièrement notre foi, sans agressivité mais en montrant son bien-fondé pour tous les hommes de bonne volonté. Nous sommes pleinement membres de notre société et n’acceptons pas que notre foi ne soit qu’affaire strictement privée.
- Soyons vigilants à ne pas user de moyens contraires à l’Evangile pour défendre celui-ci. Exprimer notre désapprobation et attendre le respect de ce, et surtout Celui, qui nous fait vivre est légitime et nécessaire. La tentation de la violence pourrait se faire toutefois pressante et insidieuse. Devant elle, le Saint-Père nous rappelle à la vérité de l’Evangile : « Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre. Son nom est “Dieu de l’amour et de la paix” (2 Co 13, 11) ». Le pari de l’Evangile, c’est l’amour, même de nos ennemis. Ce qui n’est pas synonyme de “laisser-faire” !
Le temps n’est pas à la peur ni à la timidité. Le Christ attend de nous le témoignage d’une foi engagée qui se fortifie d’abord dans la cellule familiale et communautaire avant de s’exposer à la tempête du dehors qui ne soufflera jamais assez fort pour éteindre le feu de l’Esprit-Saint qui habite le Corps vivant du Christ.
« Soyez fermes, soyez vigilants ; votre adversaire le démon, comme un lion qui rugit, va et vient à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi ! » (1P 5, 8-9a).
Saint temps de l’Avent !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
A peu de choses près, au cours des 31 derniers jours notre site a connu 1300 visites pour 5 minutes de temps moyen, avec 2 pointes à 150 connexions dans la journée. Après la clôture de 2 chaînes de prière, le nombre revient à 11 pour 300 priants. Il faut ajouter la cinquantaine d’inscrits à chaque « coup de cœur », 2 fois par mois.
Bien naturellement les 2 plus récentes, créées en septembre, ont été les plus consultées, mais les pages les plus interrogées ont été dans l’ordre les intentions de prière (comme très souvent, avec 393), puis les coups de cœur sur les vocations et la famille (206) et la newsletter 19 qui fait aussi référence aux coups de cœur (199).
Prenons garde de ne pas nous laisser bercer par la routine des chiffres. Tous ceux qui prient pour l’une ou l’autre chaîne ou intention savent ne pas perdre de vue les réalités humaines et spirituelles que cela recouvre.
Pour ma part, revenant d’une session de chant liturgique ayant réuni plus de 150 choristes dans une magnifique collégiale du Limousin, je suis encore porté par les ailes des délices de la polyphonie et ne puis m’empêcher, puisque nous entrons dans cette période de merveilleuse attente qu’est l’Avent, de verser dans la poésie propre à cette période de l’année liturgique. Vais-je citer l’exquise poésie latine du Rorate Cæli dont il existe des traductions pleines de charme ? Pourquoi pas, mais je vais plutôt céder à la suggestion (dans un autre contexte) d’un excellent ami, de livrer ce bref poème tout de légèreté :
Le regard de lumière
Lorsque je tiens petit conseil
Avec l’oiseau couleur de lune
Il me dit : « regarde à la hune
Vers où se lève le soleil.
A Phébus ton cœur est pareil :
Il donne lumière à la dune
Puis en reçoit, ravi, plus d’une
Fleur du jour à l’éclat vermeil ».
Dominique
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publié le 27 oct. 2011 07:33 par Jérôme MOREAU
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mis à jour : 27 oct. 2011 07:41
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De Narcisse à Jésus
Chers amis de CathoFamiLink,
L’Evangile du XXX° dimanche ordinaire nous renvoie à la figure les dérives de notre société qui place l’individu dans une posture d’autosatisfaction égotiste. Nous nous souvenons de la mythologie ancienne décrivant Narcisse. On le disait d’une grande beauté, mais aussi très fier de sa personne, à tel point qu’il refusait les avances des plus belles créatures, y compris de la nymphe Echo. Sans doute considérait-il que toutes ces prétendantes n’étaient pas dignes de lui. Contemplant sa propre image se reflétant dans l’eau, il en tombe éperdument amoureux. Languissant de cet amour impossible et insaisissable, il glisse vers le désespoir qui le conduit à la mort.
Cette caricature de l’égocentrisme exacerbé n’est pas si éloignée des catégories mentales qui habitent nos contemporains, et peut-être nous-mêmes jusqu’à un certain point. Prenons par exemple le domaine du sport – sorte de nouvelle religion médiatique en mal de sensations fortes - : les champions adulés y vont de leur commentaire avisé, dans la victoire ou dans la défaite : « l’important, c’est que je me suis fait plaisir ! ». Tout tourne autour du petit ‘moi’, véritable tyran régnant en maître sur le système. Dans tous les domaines de notre vie, il cherche à s’imposer. Insidieusement, il a gagné nos mentalités, de sorte que nous ne nous rendons même plus compte de son ascendant sur les esprits.
Il m’arrive, comme vous, de croiser des enfants particulièrement malpolis, irrespectueux des personnes et des biens d’autrui. C’est l’ère de l’enfant-roi où tout lui est permis. Je ne pense pas ici aux enfants défavorisés issus de familles totalement déstructurées. Non, mais plutôt aux enfants de “bonnes” familles, gâtés par l’atmosphère générale. Que les enfants soient turbulents et que l’éducation échappe en grande partie aux parents, chacun peut le concevoir. Ce qui m’interroge, ce sont les parents qui ne disent rien quand l’évidente dérive saute aux yeux ! Aveuglement ou démission ? Il ne m’appartient pas de trancher ni de juger. Le constat est à lui seul douloureux.
C’est là où l’Evangile nous ramène au bon sens et à ce qui peut réellement rendre heureux, si nous le prenons au sérieux comme norme de comportement et d’éducation. Le Seigneur exhorte à « aimer son prochain comme soi-même ». C’est dire qu’il y a un juste amour de soi, équilibre entre le narcissisme tendance et le mépris de soi qui est son fidèle compagnon dans une société où beaucoup souffrent de ne pas atteindre à la norme totalitaire des canons de beauté physique, de niveau économique ou de rang social. Ce juste amour de soi, nous ne pouvons le découvrir que dans le regard en vérité de Dieu sur nous-même. Aimer Dieu en vérité, croire en Lui et chercher à mieux le connaître en Jésus-Christ Dieu fait homme, nous permet de saisir progressivement notre propre image, déformée par le péché, restaurée par la Rédemption. Vérité et miséricorde s’associent pour que nous puissions voir que nous ne sommes que cendre et poussière sans Lui, œuvre admirable et merveilleuse en Lui. Dès lors, le prochain apparaît lui aussi sous cette lumière, non comme un concurrent, mais pauvre et sauvé comme moi, partageant la même indigence et la même grâce que moi. C’est en ce prochain, bien concret, que je rencontre l’œuvre d’un Dieu qui s’est livré sans condition, du Christ qui nous a aimés jusqu’à mourir. Le bonheur n’est pas dans le repli égocentrique sur mes satisfactions étriquées, il est dans le don de moi-même pour l’autre en qui se dévoile le Tout-Autre. C’est seulement en sortant de moi-même par le don de ma personne, que je découvre la vérité sur moi-même et la joie de me savoir aimé de Dieu.
« Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu”, et a de la haine pour son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. Et tel est le commandement que nous tenons de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1Jn 4, 20-21). Au pays de Narcisse et du désespoir, l’Evangile est encore le meilleur antidote. Chrétiens, il y a urgence !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
M’étant absenté une semaine pour une retraite spirituelle, j’étais partagé au retour entre le bonheur répandu à profusion par Dieu, le désir d’affronter de nouveau le monde extérieur, et les coups bas que la troupe des anges déchus (et fort mécontents) n’hésite pas à vous envoyer en pareille circonstance. J’ai eu mon lot ; c’est normal ! Parmi les petites choses, j’aurais certainement été plus content de trouver une fréquentation mensuelle du site supérieure à la précédente au lieu de voir le yoyo redescendu à 1050 visites et le temps moyen de consultation à 4 minutes. J’ai maintes fois écrit qu’il ne faut pas avoir le culte des chiffres ; il n’empêche qu’à chaque fois, c’est une remise en cause : faire plus ? Peut-être. Faire mieux ? Surement. Faire selon la volonté de Dieu ? Quel programme !
Les 13 chaînes de prière en cours ont réuni 360 priants. Deux d’entre elles ont été lancées en septembre et leur mise en place correspond tout naturellement à deux pics de consultation du site. Ces deux nouvelles chaînes sont aussi tout naturellement parmi les pages les plus consultées (170 et 151 visites au cours des 30 derniers jours) derrière les intentions de prière (360 visites). Viennent ensuite les consultations des actions de grâce (145) puis les « coups de cœur » sur les familles et les vocations (100). Quelques remarques sur ces deux dernières rubriques :
Les deux « coups de cœur » d’octobre ont réuni une soixantaine d’inscrits. Les consultations de la newsletter n° 16 ont été assez nombreuses. Or cette newsletter expliquait le fonctionnement des « coups de cœur », ce qui tend à montrer l’intérêt pour ce type de prière.
Vous connaissez l’attention que je porte aux actions de grâce qui nous sont envoyées. J’y ai souvent trouvé des trésors. Il peut cependant arriver (rarement) que l’une ou l’autre soit rédigée de façon ambiguë et que l’on ne sache plus très bien si Dieu et les saints sont remerciés pour un fait tout à fait conforme ou non à l’enseignement de l’Eglise. Autrement dit : s’agit-il bien d’une grâce ?
Je voudrais vous laisser sur les trois dernières strophes du poème « Gethsémani » de Guy Jampierre où apparaît merveilleusement la connexion entre souffrance, prière et salut :
Gethsémani, le lieu du vrai supplice
Que le péché, par sa noire injustice
Te fit subir lorsque tu l’expulsais.
Satan riait que te manquent les forces ;
De Père à Fils, il voyait un divorce ;
Vers lui le monde à genoux s’avançait…
Mais ta prière ô Christ était parfaite ;
Sueur et sang pouvaient couvrir ta tête :
Emerveillé qu’un homme fût si fort,
Dieu te relève en ta juste innocence
Et, pour l’Agneau, la Croix déjà s’avance
Et déjà l’Ange offre Son réconfort.
Gethsémani, se pourrait-il qu’on dorme ?
En cet instant, notre salut prend forme.
Christ est vainqueur, nul ne peut le nier.
Gethsémani, ta nuit se fait lumière ;
En ton jardin fleurit la terre entière :
Gethsémani, là que tout fut gagné !
Dominique
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publié le 26 sept. 2011 01:02 par Jérôme MOREAU
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mis à jour : 26 sept. 2011 01:18
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"Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît" (Mt 6, 33)
Chers amis de CathoFamiLink,
La routine quotidienne nous plonge parfois dans une répétition de gestes et d’événements dont nous ne saisissons plus la portée de bienfaisance et de fructueuse attention du prochain. Ainsi en va-t-il même de nos prières et plus nobles résolutions spirituelles. Les jours s’écoulent au pays de CathoFamiLink et vous continuez, avec une fidélité méritoire, d’intercéder et de porter nos frères qui sont dans la détresse.
Il est bon de retrouver de temps en temps les motifs de notre action, de les repasser dans notre mémoire pour donner une nouvelle impulsion à nos engagements. Il est vital de puiser sans cesse à la source, et notre source à nous, c’est le Christ. A l’occasion d’une retraite, d’un temps fort ou encore d’un pèlerinage, vous savez sûrement reconstituer vos forces spirituelles.
Notre site est enraciné en des terreaux divers, tous plus riches les uns que les autres. Le sanctuaire de Lourdes en fait partie. J’ai été très heureux, ces derniers jours, d’accompagner un de nos amis malades bénéficiant d’une chaîne de prière, dans la chère cité mariale où, ensemble, avec son épouse, nous avons pu vivre un pèlerinage bref et intense sous le regard maternel de l’Immaculée.
Nous y allions bien sûr pour demander une guérison physique. Il ne faut pas se le cacher et nous n’avons pas honte de ressembler à ces gens de l’Evangile qui approchaient Jésus pour réclamer une guérison. Mais tout est dans l’attitude intérieure qui ne cherche pas à forcer les desseins de la providence divine – et comment le pourrions-nous d’ailleurs ? – et s’efforce de paraître devant son Seigneur avec l’humilité requise et l’abandon commandé dans la prière dominicale : “que ta volonté soit faite”. Avec cette paix de l’esprit, il est doux de se laisser façonner par la Maîtresse de maison de notre beau sanctuaire international.
Les grâces reçues ne correspondent pas forcément aux grâces attendues. L’inattendu de Dieu peut surgir dans notre âme si nous lui laissons un espace ouvert et confiant. Les larmes ont parfois coulé, la paix s’est installée doucement. Le bain de purification nous a appris le dépouillement et la charité si délicate des “pisciniers” a fait le reste. Le miracle a toujours lieu, le plus souvent invisible aux yeux des hommes.
Nous avons partagé la même fragilité de créature, la même indigence de pécheur, la même confiance en la miséricorde et une même espérance fraternelle. Devant le Seigneur, il n’y a plus ni malade ni bien-portant. Tous pécheurs et tous rachetés, nous goûtons la joie commune de la gratuité de son amour plus puissant que nos pauvres limites terrestres. C’est ce lien de charité qui nous unit à Lui et cimente notre communion fraternelle.
Merci à notre Mère du Ciel pour sa tendresse qui nous guide vers son Fils ! Merci de nous donner d’abord le Royaume de Dieu pour nos âmes… Ce qui ne nous empêche pas d’espérer le surcroît de l’éradication totale de vilaines cellules malignes !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Quoique marqués par les vacances d’été, les 31 derniers jours ont montré un regain d’activité avec 1450 visites, pour un temps moyen de consultation moyen de 7 minutes et demie. Nous avons connu un pic de visites proche de 200 le 6 septembre, juste après la mise en place de la dernière chaîne de prière.
Ces chaînes sont maintenant au nombre de 13 et regroupent 376 priants. Il faut ajouter les « coups de cœur », alternativement pour les vocations et les familles, auxquelles participent entre 30 et 45 personnes.
Les pages les plus consultées sont celle de la chaîne de prière de Matthieu, la plus récente, avec près de 600 visites, largement devant, pour une fois, les intentions de prière (380 quand même !). Suivent les actions de grâce dont, avec 146 consultations, le 3° rang me ravit personnellement car je suis souvent émerveillé de la limpidité des remerciements qui y sont exprimés, même quand ils ne sont pas consécutifs à des guérisons complètes de l’âme ou du corps, ni à des résolutions totales de problèmes délicats, et ne reflètent que de simples faits de la vie courante. On en compte encore 5 nouvelles.
Au nombre de 40, les nouvelles intentions de prière déposées sont un peu au dessus de notre habituelle moyenne d’une par jour. Je tiens toutefois à faire une mise au point très nette. Même si notre site, contrairement à d’autres, n’est pas spécialisé dans les intentions de prière, nous tenons à conserver cette rubrique qui est une façon souple de manifester notre solidarité humaine et spirituelle avec tous ceux qui souffrent et leur entourage. Il arrive en outre que des intentions de prière se transforment en chaînes de prière. Mais certaines intentions n’ont pas leur place dans nos pages, même si elles reflètent des situations difficiles qu’on aimerait soulager : - Je ne parle même pas de celles dont le sujet évoque la trop célèbre série télévisée « Amour, gloire et beauté » qui serait avantageusement remplacée par « Foi, Espérance et Charité ». La prière n’est pas une baguette magique pour poupées Barbie! Je pense plutôt aux contenus ambigus dans un jargon pseudo scientifique du style « ondes négatives » plus ou moins inspiré par le « New Age ». Malgré ma (modeste) culture scientifique, je n’ai toujours pas compris la différence entre une onde positive et une onde négative puisque les ondes se caractérisent par leur caractère alternatif. Pour pousser plus loin, nous sommes très prudents dès que sont évoqués des problèmes d’envoûtement ou de sorts jetés. Certes, je crois aux influences démoniaques, mais si c’est de cela qu’il s’agit, cela relève de l’exorciste et non de la chaîne de prière. Nous ne pouvons pas laisser croire qu’on éteint un incendie avec un verre d’eau. Il arrive aussi qu’on qualifie d’envoûtement ce qui relève de problèmes psychologiques. Dans ces cas aussi la prière est très utile, mais il ne faut pas se cacher derrière pour se dispenser du volet médical de la question. Dieu nous a créés avec une âme et un corps ; ce qui relève du prêtre ne se confond pas avec ce qui relève du médecin et nous n’aurions pas le droit de participer à une telle confusion. Pour toutes ces questions graves, CathoFamiLink ne dispose jamais des éléments matériels permettant de déterminer la nature des faits.
- Dans un autre domaine, notre fidélité à l’enseignement de l’Eglise nous amène à écarter des demandes en désaccord avec la morale chrétienne ou d’autres points de doctrine. Je pense par exemple à des prières pour la réussite d’une fécondation in vitro ou pour l’obtention d’une grossesse hors mariage. Nous ne méprisons pas la souffrance cachée derrière de telles demandes, mais il est certain que la solution désirée n’est pas la bonne. Là encore, laisser publier ces intentions ouvrirait une ambiguïté car il ne serait pas simple de faire comprendre à chaque fois la différence entre prier pour une personne et prier pour la réalisation de sa demande précise.
- Un autre sujet nous amène parfois à réagir : les intentions de prière relatives à des menaces reçues. Là encore il faut prier, mais la première chose est de porter plainte auprès des autorités compétentes quand il y a matière à le faire.
Pardonnez cet exposé un peu brutal qui ne concerne directement qu’un petit nombre d’envois mais par contrecoup à peu près tous les lecteurs. Il ne faut pas se tromper sur ce qu’est la prière, cela peut mener à des situations aggravées. La placer dans la lumière du Christ est la meilleure façon d’éviter ces écueils et je livre à votre méditation cette traduction d’un bref passage du Splendor Paternae gloriae de Saint Ambroise :
L’aurore apporte la lumière.
Vienne vers nous en sa splendeur
Le Fils tout entier dans le Père
Entier dans le Verbe sacré.
Dominique
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publié le 30 août 2011 02:51 par Jérôme MOREAU
"Celui qui a des oreilles, qu’il entende !" (Mt 13, 9 – fin de la parabole du semeur)
Bien chers amis de CathoFamiLink,
La fin des vacances se profile et j’espère que vous avez pu profiter de ce temps de repos et de ressourcement. Cette année, elle amène avec elle la joyeuse saison des JMJ, toute de couleurs vives, de fraternité et de joie autour de notre Saint-Père le Pape.
Ils font plaisir à voir tous ces jeunes de cultures si diverses et partageant une même foi. C’est bien un événement singulier qui, seul, réunit autant de jeunes du monde entier dans une même communion, une joie explosive mêlée au sérieux du recueillement, sans casse – du moins, pour une fois, les quelques violents sont du côté des “vieux” dinosaures grisonnants qui étaient jeunes il y a 40 ans – et sans complexe. Les JMJ sont un véritable miracle de notre temps qui s’expose à la vue de toute la planète.
Il paraît que 90 % des jeunes qui y participent sont des pratiquants réguliers ! C’est-à-dire qu’ils vont à la Messe tous les dimanches… Rien que ça devrait nous réjouir ! Eh bien, figurez-vous que certains trouvent à redire car, dixerunt les bien-pensants, du temps de Jean-Paul II (qui bizarrement a maintenant toutes les vertus depuis qu’il est mort) au moins, les participants appartenaient à un cercle plus large de jeunes éloignés de l’Eglise. C’est donc le signe d’une Eglise repliée sur elle-même. CQFD.
La meilleure réponse est encore celle du Pape Benoît XVI dans son dialogue avec les journalistes dans l’avion le conduisant à Madrid : « Dieu sème toujours en silence. Cela n’apparaît pas tout de suite dans les statistiques. Le grain que le Seigneur met en terre avec la JMJ est comme celui dont parle l’Evangile… La croissance – une grande croissance – se fait en silence… Nous avons confiance en cette croissance silencieuse. Nous croyons, même si les statistiques n’en parlent pas beaucoup, que la semence du Seigneur grandit vraiment ». Pour comprendre le mystère des JMJ, il faut user des critères de l’Evangile, pas de ceux du monde.
JMJ après JMJ, le Bienheureux Jean-Paul II a semé inlassablement. Benoît XVI lui a emboîté le pas pour enraciner l’Evangile dans les cœurs, pour que Jésus-Christ soit la raison de vivre ultime des jeunes générations. Le monde croit voir le pape super-star, acclamé par les foules. Les jeunes ne s’y trompent pas quand, à travers la médiation du Successeur de Pierre, ils reconnaissent la Vérité, l’Amour incarné, Jésus-Christ, Dieu fait homme. Les applaudissements ne s’arrêtent pas à l’homme en blanc, ils embrassent une réalité plus profonde et plus intérieure que les apparences ne laissent pas voir aux yeux des superficiels.
Et si, au contraire, la ferveur des jeunes d’aujourd’hui était le fruit d’un long et persévérant travail d’ensemencement. Ne serait-ce pas là un des nombreux fruits du ministère de Jean-Paul II le Grand ?
J’aime à le penser en rendant grâces pour cette belle jeunesse désormais prête à ré-évangéliser un monde de grincheux, de racornis, d’aigris, d’aveuglés incapables de reconnaître l’œuvre de la grâce qui supposerait une remise en question, prônée à longueur de discours sans qu’ils pensent jamais à se l’appliquer à eux-mêmes. Les pharisiens sont de retour. Ça tombe bien car l’Evangile aussi !
Chers amis, ne boudons pas notre plaisir quand nous entrevoyons les signes puissants d’une nouvelle pentecôte de l’Eglise, qui ne se vivra pas sans passer par la Croix mais qui porte déjà l’efflorescence luxuriante annonciatrice d’une belle récolte. Merci à nos saints Papes ! Merci à ces jeunes qui nous poussent ! Merci à vous, familles qui êtes au cœur du renouveau qui s’annonce ! Nous ne sommes pas au bout de notre action de grâces…
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Le sanctuaire de Lourdes nous révèle toujours quelques surprises autour de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Cette année, malgré un temps souvent menaçant, pas de gros orages ni de canicule, ni d’excessive fraîcheur, et le petit crachin que tombait parfois dans une certaine tiédeur fut une bénédiction pour le confort des pèlerins. Les anges qui veillent sur l’état du ciel ont bien voulu stopper net le 13 août une forte averse cinq minutes avant le départ des premiers malades vers l’esplanade où s’est déroulé le spectacle de Robert Hossein « Une femme nommée Marie » dans une météo finalement sereine. Mais les plus grandes surprises sont toujours pour chacun les grâces reçues au fond de l’âme, dans la grande discrétion de l’intimité spirituelle.
Petit clin d’œil du Ciel : dimanche 14 août, je cherchais une place dans la basilique Saint Pie X et la première fut sous la bannière de Louis et Zélie Martin. Notre Dame de Lourdes n’oublie pas CathoFamiLink.
Pour notre site, un été calme en apparence : comme l’an dernier à la même époque nous sommes descendus en dessous de 1000 consultations au cours des 31 derniers jours, mais nous gérons 12 chaînes de prière dont la dernière date du 27 juillet et toutes n’ont pas encore pris leur véritable essor. Nous n’en avions que 7 l’an dernier à la même époque. Le nombre des priants inscrits (311) est presque inchangé par rapport au mois dernier.
Les « coups de cœur » pour les familles et les vocations ont reçu respectivement 40 et 29 inscrits alors qu’en période de vacances les engagements qu’elles représentent ne sont pas toujours faciles à tenir.
Les pages les plus consultées sont, comme souvent, les intentions de prière (nous avons reçu un peu moins d’une demande par jour), suivies de la récente chaîne de Rudy puis des actions de grâce. Notons que 6 actions de grâce nous sont parvenues, ce qui est plus que de coutume. Cette fois encore, je ne puis que vous inciter à les lire : on y trouve des merveilles !
Pour finir, je vous avais promis la dernière fois un effort en matière de poésie spirituelle. Je vous livre le début et la fin d’une méditation sur le chapelet, dans le prolongement du 15 août :
Je vous salue avec les saints du Ciel,
Saint Gabriel et tous les autres anges
Et vos enfants qui chantent vos louanges.
Que leur salut soit de lait et de miel,
Un pur joyau que votre amour enchâsse.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce.
Pour louer Dieu, je vous salue, Marie,
Pleine de grâce et reflet du Dieu Saint,
Qu’Il désigna pour porter en son sein
Son Fils Unique en notre barbarie.
Pour que loue Dieu tout homme qui trépasse,
Je vous salue, Marie, pleine de grâce.
Dominique
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publié le 25 juil. 2011 02:05 par Jérôme MOREAU
"Il monta dans la montagne, à l’écart, pour prier ; le soir venu, il était là, seul" (Mt 14, 23)
Chers amis de CathoFamiLink, vacanciers ou non,
Je ne sais si cette lettre vous rejoindra en ce milieu de vacances. Elle veut être le lien qui nous rappelle cette communauté de prière bien réelle que nous formons au service de nos frères souffrants.
Jésus se retirait parfois dans des lieux à l’écart pour se reposer dans la prière, seul (‘monos’ dit le grec). De ce mot vient le vocable de ‘moine’. Celui-ci forme le projet de vivre seul avec le Seul, quitte à vivre en communauté pour mieux s’exercer à l’ascèse de la prière. Nos frères et sœurs contemplatifs ont eu le courage de répondre à l’appel du Seigneur pour consacrer totalement leur vie au service de l’Eglise dans la prière et l’oblation de tout leur être. Ils restreignent volontairement leur horizon humain en s’enfermant dans la clôture des monastères pour mieux élargir leur horizon divin, happés par l’Amour infini de Dieu. Ils sont les flambeaux de la présence, aimante et aimée, de Dieu en nos sociétés oublieuses des vraies raisons de vivre. Ils sont la respiration de l’Eglise qui, sans eux, se dessécherait et s’épuiserait en des œuvres d’apostolat stériles.
Un récent congrès à Rome sur l’adoration comme nécessaire à la nouvelle évangélisation, nous enracine dans cette vérité régulièrement oubliée que tout apostolat doit reposer sur la prière pour espérer porter du fruit. La contemplation nourrit l’action. Les moines et moniales nous ramènent incessamment et visiblement à cette vérité qui puise dans la vie du Seigneur Jésus Lui-même. En outre, le renouveau de l’Eglise commence toujours par un renouveau de la vie contemplative, ce qui est radicalement contraire aux perspectives de l’activisme mondain. L’histoire d’ailleurs nous le révèle lorsque la révolution française ou la troisième république suppriment en priorité les ordres contemplatifs, conçus comme parasites par leur idéologie. Soit qu’ils ne comprennent rien de l’engagement des contemplatifs au service de la société entière – et comment le pourraient-ils sans la foi ? -, soit qu’ils comprennent trop bien la puissance tranquille et pacifique de ces drôles de citoyens, ils les portent en haut de la liste des éléments à purger pour l’avènement d’une humanité émancipée de Dieu, d’un humanisme sans Dieu.
Je suis émerveillé de constater le dynamisme de bien des communautés d’hommes et de femmes de diverses congrégations contemplatives. En vivant leur règle monastique avec fidélité et sérieux, ils savent attirer des vocations de jeunes, généreux à vivre les conseils évangéliques, retirés de la vie du monde sans fuir leur responsabilité pour la vie de ce monde, bien au contraire. A l’inverse, hélas !, d’autres communautés contemplatives, bardées des principes éculés de mai 68, qui ont fait le choix d’une ouverture au monde en une osmose incertaine, connaissent un lent et sûr déclin, vieillissantes et éclatées. Elles ne satisfont plus que ceux qui soumettent l’Evangile aux critères du monde en oubliant qu’il est une sève de vie et de contradiction pour le monde. Ainsi en va l’implacable principe de Gamaliel (Ac 5, 38-39) qui vaut pour chacun d’entre nous.
En vous écrivant ces quelques lignes, je repasse en ma mémoire tant de visages si beaux de moines et de moniales, jeunes et vieux ; et je rends grâces pour tous les bienfaits reçus par eux tant je peux toucher du doigt l’efficacité de leur charité et de leur prière sans laquelle tout apostolat demeurerait sans fruit. Qu’ils soient infiniment récompensés par Notre Seigneur à travers sa Sainte Mère, véritable abbesse de tous les monastères.
Chers amis, durant vos vacances, n’oubliez pas de vous reconstituer spirituellement dans la prière. Et si, par hasard, vos chemins vous conduisent auprès d’une de ces communautés, n’hésitez pas à faire un petit détour car ils ont également besoin de notre charité fraternelle, de notre aide tant matérielle que spirituelle. Dites-leur combien nous les aimons et combien nous leur sommes reconnaissants…
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Avec les pluies de ces dernières semaines l’herbe repousse quelque peu sur nos pelouses, mais pas assez dans les prairies où les bovins manquent de nourriture. Les rogations de jadis avaient du bon. Le réchauffement de la planète dont on nous rebat les oreilles ne serait-il pas une bonne occasion de les remettre à la mode ? Quel en serait le risque ? Une procession dégage très peu de CO2 et les cantiques ne constituent pas une pollution sonore, surtout si on les compare aux décibels des divers festivals du bruit qui sévissent un peu partout l’été.
Les statistiques repoussent un peu aussi puisque nous remontons au dessus de 1650 visites et de 1100 visiteurs pour les 30 derniers jours.
Nous gérons aujourd’hui 11 chaînes de prière regroupant 305 priants. S’y ajoutent les « coups de cœur » (vocations et familles) qui ont compté 74 inscrits.
Cette fois-ci, ce ne sont pas les 447 consultations des intentions de prière (dont les dépôts parviennent au rythme toujours aussi régulier d’un peu plus d’une par jour) qui viennent en tête. La chaîne de prière pour Rudy, créée le 6 juillet, suscite un bel élan et a été visitée 659 fois. Mais la vérité ne réside pas uniquement dans une lecture rapide des chiffres. Je pense à une chaîne qui ne regroupe que 6 priants mais a été visitée plus de 100 fois.
Viennent ensuite les actions de grâce : 4 nouvelles pour les 30 derniers jours dont l’une nous concerne tous : visiteurs, priants, équipe d’animation, puisqu’il s’agit d’un remerciement pour la solidarité qui règne dans le site.
Vous savez que j’aime bien terminer cette rubrique par un peu de poésie sacrée en relation avec un événement proche. J’avoue que le 14 juillet ne m’a pas beaucoup inspiré, du moins en ce domaine, mais je promets de faire un effort après le 15 août.
Dès à présent : BONNE FETE DE L’ASSOMPTION.
Dominique
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publié le 26 juin 2011 10:04 par Jérôme MOREAU
"Qu’on nous considère comme des intendants des mystères de Dieu" (1Co 4, 1)
Ce 29 juin prochain, notre Saint-Père le Pape célèbrera ses soixante ans d’ordination sacerdotale. A l’occasion de ce beau jubilé de diamant, nous aurons sûrement à cœur de nous unir aux prières (spécialement l’adoration du Saint-Sacrement) qui seront offertes à ses intentions. Toute une vie de prêtre au service du Seigneur et de son Eglise, dans l’amour de Dieu et des âmes : c’est pour cette fidélité que nous rendons grâces.
Au fait, quels sont les prêtres qui nous ont accompagnés au cours de notre existence plus ou moins longue ? Y pensons-nous parfois ?…
Comment ne pas songer à vous Père Emile qui m’avez enfanté à la vie de la grâce le jour où mes parrain et marraine me tenaient dans leurs bras au-dessus de la fontaine du salut ? Vous avez versé l’eau de la purification sur mon front et par votre ministère, je suis devenu enfant de Dieu par le don gratuit et sans prix de son Amour. Vous que je n’ai pas connu, mon père dans la foi et la vie divine, soyez mille fois béni dans l’intimité de la Sainte Trinité !
Et vous Père Louis, à l’âge de la tendre enfance qui s’éveille tel un bourgeon appelé à porter son fruit, vous m’avez initié à la foi et donné le Pain du Ciel dans lequel l’homme est totalement rassasié. Prêtre au cœur passionné du Seigneur, vous m’avez nourri de la nourriture céleste dont je ne cesse pas d’avoir faim sur mes sentiers ardus de pèlerin de la terre. Père nourricier de mon âme, soyez mille fois béni dans la vision béatifique du Verbe que vous m’avez transmis avec tant de foi et d’amour !
Et vous Père Jacques, modèle du pasteur offert en sacrifice pour son troupeau, votre exemple est inscrit au plus secret de mon âme comme un flambeau irradiant de lumière, allumé au temps du séminaire alors que vous preniez soin de ma paroisse natale, accomplissant admirablement ce beau titre de curé. Dans la maladie qui vous réduisait peu à peu à la tétraplégie, vous avez consommé votre oblation sacerdotale en une voie inattendue et rayonnante. Dans le feu embrasé de la présence divine, soyez mille fois béni !
Et vous Père Edmond, la simplicité de vos origines rurales vous rendait si humble et aimable que l’on s’émerveillait plus encore de constater votre science profonde du mystère eucharistique que vous avez su si bien transmettre. Mon âme de prêtre en est pour toujours marquée d’un sceau indélébile d’amour de la Sainte Messe. Dans le rayonnement pleinement dévoilé du sacrifice de la Croix et de la présence réelle de la Sainte Hostie ; soyez mille fois béni !
Tant de visages : Père Jacques, Père Joseph, Père Georges, Père Hubert… et vous tous ministres du Seigneur qui pour un moment bref ou durable avez été la tendresse du visage de miséricorde du Père du Ciel en faisant descendre en mon âme le baume précieux de la grâce qui guérit. Que votre patience, votre charité, votre persévérance et votre fidélité soient mille fois récompensées dans la contemplation transformante de Celui que vous avez donné à mon âme rebelle !
Prêtres du Seigneur endormis en sa douce présence, le Christ Grand Prêtre ne vous donne-t-Il pas maintenant d’être couronnés à la cour du Roi des rois ?
Mais je me tourne aussi vers tous ces confrères âgés, retirés après tant d’années de labeur et de don de soi dans la Vigne du Seigneur. Malades, parfois si seuls, certains souffrent des mêmes dégénérescences neurologiques ou sénilités que tout un chacun. Beaucoup ont été séduits par les sirènes de mai 68 et des idées en vogue, et tellement déçus par des résultats attendus jamais arrivés. Quelques-uns se réjouissent de voir monter une nouvelle génération de jeunes prêtres plus enracinés dans la Tradition romaine. D’autres s’en désespèrent. Combien pourtant continuent vaillamment d’assurer un ministère, aussi modeste soit-il, jusqu’aux limites de leurs forces ! Intendants des mystères de Dieu, ils sont le reflet, la présence effective du Christ Grand Prêtre, jusqu’en la déréliction et l’impuissance de la Croix, pour être configurés à Lui jusqu’au bout. Ce qu’ils sont comptera toujours plus que ce qu’ils font.
Prêtres du Seigneur parvenus aux rives de l’océan infini du mystère auquel vous vous êtes consacrés et que vous avez servi, qui que vous soyez et quoi que vous ayez fait ou non, soyez surabondamment bénis d’avoir dit un ‘oui’ sans condition au Seigneur pour être passeurs d’âmes et médiateurs de la joie qui nous vient d’en haut. Vos fragilités n’enlèvent rien au don sans réserve de la miséricorde de Dieu ; au contraire, elles ne font que mieux en manifester toute la force invincible et impérissable. Mille fois merci d’être maintenant et in aeternum, la présence médiatrice du Grand Prêtre de nos âmes. Soyez bénis éternellement de nous avoir enrichis et de nous enrichir sans cesse de la Vie divine, don qui n’est pas vôtre mais qui sans vous n’atteindrait pas jusqu’à l’intime de nos âmes. Prêtres de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, vous ne mesurerez jamais vraiment la beauté qui est la vôtre, miroir sacerdotal qui, à votre insu, nous illumine de la clarté ineffable qui nous enveloppe déjà, au séjour terrestre, d’une présence transfigurante.
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Le mois de mai presque estival s’est montré plus favorable à la maturation précoce des fruits qu’aux connexions avec CathoFamiLink mais pour les 31 derniers jours, nous remontons au dessus de 1400, pour près de 1000 visiteurs. Ne cherchons pas de relations de cause à effet. Mais il m’arrive de m’interroger quand les chiffres baissent : phénomène éphémère ? désintérêt réel et durable ? simple conséquence de la clôture de « grosses » chaînes de prière alors que les nouvelles mettent quelques temps pour trouver leur place ? Ou bien interrogation plus fondamentale sur notre mission elle-même ?
Et puis arrivent, par exemple, des nouvelles d’un malade réconforté par cet entourage spirituel, en quelques phrases émouvantes jusqu’aux larmes. Alors bons ou mauvais chiffres disparaissent et la lumière s’allume. Tout simplement.
Nous gérons 10 chaînes de prière, comme pour les quelques mois passés, mais ce ne sont pas tout à fait les mêmes et la moitié d’entre elles n’était pas encore ouvertes mi-mars. Elles regroupent aujourd’hui 250 priants. Il faut y ajouter les deux « coups de cœur » mensuels (vocations et familles) auxquelles les visiteurs s’inscrivent volontiers… si nous pensons à leur faire un petit rappel quelques jours avant le vendredi concerné.
La page la plus visitée reste celle des intentions de prière (442), ces dernières nous parvenant toujours au rythme régulier d’une (ou un peu plus) en moyenne, par jour. Nous sommes toujours, malheureusement, obligés d’en écarter certaines, soit que la nécessaire confidentialité ne soit pas respectée, soit que l’objet des demandes, même s’il est humainement touchant, s’écarte trop de ce qu’on attend d’un site respectueux de la foi et de la morale chrétiennes.
Pour les actions de grâce : deux nouvelles. Deux petits bijoux de spiritualité discrète, comme c’est souvent le cas. Merci !
Puisque la fête de la Sainte Trinité est toute récente, je ne puis résister au plaisir de partager avec vous cette traduction d’un chant italien du XV° siècle :
« Grande Trinité bienheureuse que nous adorons sans cesse. Trinité glorieuse, unité merveilleuse. Tu es une manne savoureuse et très désirée. »
Dominique
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publié le 25 mai 2011 11:35 par Jérôme MOREAU
Mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ! (Lc 1, 47)
Chers amis de CathoFamiLink,
Les fêtes familiales se bousculent souvent en ce joli mois de mai. Entre les premières communions, les professions de foi, les confirmations, voire les mariages, la saison est propice aux rassemblements autour de ceux qui grandissent dans la foi et prennent des engagements de maturité croissante dans le Seigneur. Il est heureux d’ailleurs que tous ces événements se tiennent sous le regard maternel de la Sainte Vierge Marie à laquelle la blanche lumière de Pâques, alliée au bleu horizon d’un ciel immaculé, rendent l’hommage d’une saison toute en douceur.
Le propre de notre Mère du Ciel est l’effacement de l’humilité. A chaque fois qu’on l’invoque, Elle porte nos prières, embellies au passage, vers son Fils. Elle ne sait pas ce que peut être l’appropriation, tout en Elle n’est que don et action de grâces pour les merveilles de Dieu accomplies en sa vie. Son Magnificat nous rappelle sans cesse combien notre cœur doit se dilater dans la gratitude envers Dieu et toujours tout lui remettre. Alors que nous sommes plus facilement quémandeurs qu’adorateurs reconnaissants, Elle nous invite à faire glisser notre prière vers l’action de grâces et la confiance absolue en la providence qui veille sur nous en permanence.
C’est une gageure pourtant de l’affirmer sur un site où l’on déverse tant et tant de misères pour demander au Seigneur une délicate et décisive intervention. Comment être dans l’action de grâces quand le malheur nous enserre de toute part ? Comment vivre la joie chrétienne quand nous nous traînons en “cette vallée de larmes” ? Regardons Marie toute transportée de joie au jour de la Visitation. Regardons-La au pied de la Croix aux heures de sa douloureuse offrande. La paix habitait les profondeurs de son âme déchirée au moment où s’accomplissait le salut du monde, quand la chair de sa chair pendait cruellement au terrible gibet. Elle savait y déchiffrer les mystérieux desseins de la providence pour redire invariablement son ‘oui’, son ‘fiat’, dans l’espérance invincible d’une âme qui ne savait que Dieu, ne voyait tout qu’en Dieu, ne voulait que ce que Dieu veut, n’aimait que de l’Amour même de Dieu.
En Elle, douleur et paix s’embrassent ; joie et larmes se mêlent. “Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés… Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu… Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le Royaume des Cieux est à eux !” (Mt 5, 5.8.10). Paradoxe des béatitudes qui creuse en nous l’espace où l’Esprit-Saint aspire vers les hauteurs divines. Regardons Marie vidée d’Elle-même et comblée de Dieu, comblée de grâce et vraiment, et totalement, et pleinement Elle-même !
Abbé Philippe-Marie
Vie du site
Tout juste 2 ans de newsletter ! Dans la première, le P. Philippe-Marie avait mis en exergue cette phrase de Saint Paul : "Par dessus tout, revêtez la charité, qui est le lien de la perfection" (Col. 3,14). Nul ne dira que le lien informatique est celui de la perfection, mais il peut y participer. Sans avoir vécu l’ère internet, le Pape Pie XII avait fort bien compris le rôle des moyens de communications sociaux modernes et nous avait en quelque sorte préparés à leur utilisation dans la perspective de l’avènement du Royaume de Dieu, malgré tous les usages pervers qui peuvent en être faits, comme chacun le sait. Cette injonction de l’apôtre reste donc aujourd’hui parfaitement d’actualité, tant par son exigence de charité que par sa facette de communication informatique.
Notre site continue d’évoluer. Une chaîne vient d’apparaître, une autre vient d’être fermée et, bien sûr, les nouvelles prennent un certain temps pour « monter en puissance » et la communauté des priants pour les chaînes reste au chiffre de 300, tandis que le nombre des visites des 30 derniers jours est de 1200, avec toutefois 8 minutes par consultation en moyenne. Il est donc nécessaire de rappeler que les « habitués » de CathoFamiLink ne s’inscrivent que très minoritairement pour de nouvelles chaînes de prières qui ne les concernent pas directement. C’est normal : ils ne peuvent pas tout prendre en charge. Aussi est-il nécessaire que chaque demandeur avertisse son entourage de l’existence d’une chaîne dès sa création et l’incite à s’inscrire. Il ne s’agit en aucune façon de « faire du chiffre » (nous ne sommes pas une entreprise commerciale) mais puisque nous croyons à l’efficacité de la prière il est plus qu’utile qu’un maximum de personnes se rejoignent dans leur supplication vers le Seigneur. En outre, humainement, on n’est jamais trop nombreux pour soutenir une personne, une famille qui demande à être entourée.
Clin d’œil du Saint Esprit ? Pour le « coup de cœur » du Vendredi Saint, nous avons reçu tout juste 77 inscriptions. Sans y attacher trop d’importance, peut-être ce chiffre symbolique est-il une façon de nous inciter à approfondir le mystère de Pâques et à voir dans le temps pascal une marche vers la Pentecôte.
Dominique
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publié le 25 avr. 2011 09:22 par Benoit F
[
mis à jour : 25 avr. 2011 09:34
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Grand et Saint SamediComme une biche se sentant pistée par la meute, elle presse le pas, arpentant les allées qui conduisent vers la sortie libératrice. Jeune femme élégante à la longue chevelure dorée, ses yeux apeurés et sa précipitation trahissent l’angoisse qui l’habite. Elle marche comme sur des chardons. Ses pieds nus couverts par des surchaussures de tissu, sa chemise blanche de patient d’hôpital pour tout vêtement, ne laissent pas de doute sur sa provenance immédiate. Dans un service de l’hôpital psychiatrique, là-bas, elle devait se morfondre. Tout son être reflète l’obsession de la fuite. Elle fuit en effet. Elle fuit sa douleur. Elle fuit son sentiment d’oppression. Elle fuit l’univers carcéral où elle n’a sans doute pas choisi d’entrer. Elle fuit le regard des soignants et des autres patients. Elle voudrait fuir sa propre prison intérieure… A sa vue, je suis bouleversé par ce sentiment de terreur qui transpire. Pas moins, par le drame qui se joue. Car en fuyant, elle risque de se fourvoyer dans un rêve irréel de liberté que son psychisme affaibli lui présente tel un miroir aux alouettes. Elle quitte ceux qui peuvent la ramener à la réalité douloureuse mais salutaire. Elle se prive de l’environnement relationnel qui l’aiderait à se reconstruire et des remèdes dopant la guérison. C’était hier… Et aujourd’hui, en ce dimanche de la Passion du Seigneur, jeune fille en souffrance, as-tu retrouvé le chemin de la guérison ? As-tu renoué avec la confiance en ceux qui pourraient t’aider à sortir de l’impasse dans laquelle tu ne vois pas d’issue ? Tu es l’image de notre monde en fuite, aveugle sur ses propres faiblesses, incapable de soigner ses maux alors qu’il refuse d’en discerner les causes profondes. Au plus noir de ta douleur, là où le sentiment d’abandon oppresse jusqu’au désespoir, là où la solitude tisse un cocon impénétrable, là où la mort se présente comme une fée aux yeux de l’insupportable meurtrissure, sais-tu qu’Il a voulu te rejoindre ? Sais-tu qu’Il a voulu connaître l’abîme de déréliction qui est le tien ? Sais-tu qu’Il a partagé tes peurs et tes angoisses, ta souffrance et tes faiblesses, tes péchés mêmes (2Co 5, 21), Lui qui est l’Innocent ? Jeune fille au prénom connu de Dieu, je voudrais tant te dire l’Amour infini qui s’est abaissé, qui s’est anéanti (Ph 2, 7), pour venir te consoler dans ta détresse, allumer la lumière de l’espérance, t’accompagner de sa présence de douceur et de tendresse. Ecoute d’autres sentiments qui voudraient se frayer un chemin en ton cœur : « Comme une biche assoiffée cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, mon Dieu. Mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face ? » (Ps 42, 2-3). Dans la cruelle Passion, Il s’est tu pour tous ceux qui ne peuvent crier leur désespoir, Il n’a pas cherché à se justifier pour tous les pécheurs qui pensent qu’il n’est rien ni personne qui puisse les rétablir dans la justice, Il a laissé les hommes – les bourreaux, Pilate, les chefs des prêtres, la foule versatile, et toi, et moi, et chacun… - le salir pour les laver dans son Sang immaculé et les revêtir de la robe blanche nuptiale du salut. Puis Il est descendu aux enfers, là où l’attendaient tous ceux qui avaient perçu les lueurs ténues des âges passés qui prédisaient sa venue, ceux qui n’avaient pas cédé au découragement de se savoir si pauvres et fragiles. Jeune fille, évanouie dans l’indifférence d’une société matérialiste inapte à te donner des raisons d’espérer, es-tu l’étoile du soir qui scintille au firmament dans l’attente que se lève l’astre immortel qui enveloppera tout de sa lumière ? Avec toi, saurons-nous demeurer dans le noir tombeau du long et Saint Samedi ? Saurons-nous veiller avec Marie et les Apôtres, en prière et dans la confiance ? Celui qui a pris le temps d’écouter le silence de la nuit, celui qui a su rester éveillé dans l’attente de l’aurore qui s’annonce, c’est lui qui contemplera avec jubilation les premiers rayons de l’aube éternelle, c’est lui qui en goûtera plus suavement les fruits… Dès lors, « votre joie sera parfaite » (Jn 15, 11) et « votre joie, nul ne pourra vous la ravir » (Jn 16, 22). OUI, LE CHRIST JÉSUS EST VRAIMENT RESSUSCITÉ. ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA !Abbé Philippe-Marie
Vie du siteMais fallait-il, Seigneur, que tout Votre sang coule De Votre Corps de chair jusqu’au sol desséché, Que la terre s’en gorge au point d’en être saoule, Pour que le genre humain soit sauvé du péché ? Il le fallait, Seigneur, il le fallait peut-être… Il le fallait, hélas, que ce fût en effet Sacrifice à la fois de l’offrande et du prêtre… Il le fallait, Seigneur, puisque Vous l’avez fait ! J’ai une tendresse particulière pour cet extrait de poème sur le Vendredi Saint. Certes, nos lecteurs n’auront cette newsletter entre les mains qu’à Pâques ou juste après, mais cela signifie que tous les rédacteurs y travaillent pendant la Semaine Sainte et dans l’ambiance de cette période particulièrement intense de l’année liturgique. Je voulais seulement faire cette confidence poétique. Beaucoup de mouvement sur le site, ces derniers temps : plusieurs chaînes ont été closes (ce qui est tout à fait naturel) et le Seigneur a bien voulu que certaines situations marquent une amélioration sensible, même si ce n’est pas toujours spectaculaire. Il faut rester prudent, mais nous remercions Dieu pour ces grâces reçues. Une chaîne, trop récente pour être encore fréquentée, ayant été créée, le nombre total est ramené à 10 et celui des priants à 290. Le site n’a ainsi reçu que 1839 visites en 31 jours mais avec un temps de visite moyen de 7 minutes et demie, chiffre tiré vers le haut par certaines chaînes de prière (jusqu’à 39 minutes pour l’une d’elles). Les « coups de cœur » des vendredis de carême ont connu des fortunes diverses. En général accrochées vers 60 inscriptions, quelques unes sont passées presque inaperçues à la suite d’un défaut d’information de notre part. Nostra culpa ! Cela fut ensuite rectifié, et maintenant tout se passe bien. Avec une belle régularité, nous notons une intention de prière par jour. Du côté des actions de grâce, cela fait plaisir d’en compter 6 nouvelles. Les actions de grâce ? Elles me donnent envie de terminer en poésie sur le thème de la Résurrection et je vous livre encore un petit choix personnel par cet extrait de choral de Pâques : O Mort, souviens-toi de ce jour Où tu pus croire en ta puissance : Ce temps fut bref, triomphe court, Qui précéda ta déchéance ! Car la Passion, supplice lourd, Avant les nuits de grand silence Prépare un cœur aveugle et sourd A recevoir la fulgurance Du Christ vivant, et dans l’Amour La Foi portée par l’Espérance. Dominique La vie des Chaînes de Prière
- Victoire est sortie de l'hôpital ! Toute la famille vous remercie tous pour vos prières qui ont été un véritable soutien pour nous depuis quelques mois
- Christophe a commencé un traitement qui va durer 3 ans et qui pour le moment se passe bien.
- Auguste et Joy sont nés samedi dernier, le 19 mars 2011, jour de la Saint Joseph...
- Nous prions pour Joanne âgée de 21 ans et souffrant d’un cancer depuis plus de 3 ans.
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