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Newsletter n°15 du 25 août 2010

publié le 25 août 2010 à 11:55 par Jérôme Moreau   [ mis à jour : 25 août 2010 à 12:41 ]

« Je fus un fils pour mon père, tendre et chéri près de ma mère » (Pr. 4, 3)


Chers amis,

Bienheureux l’adulte parvenu à l’âge de la maturité qui peut, avec reconnaissance, faire sienne cette sentence du livre des Proverbes. Jésus Lui-même aurait pu se l’approprier. A une autre époque, les Thérèse, Céline, Léonie… ont eu bien de la chance d’avoir un Louis et une Zélie comme parents. Quel cadeau plus essentiel – à part celui de la foi – un enfant peut-il recevoir ? Avoir des parents qui l’aiment vraiment, attentifs, exigeants sans exaspération (cf. Col. 3, 21), qui lui transmettent les fondamentaux du discernement et de la sagesse pour vivre en personne humaine équilibrée et responsable dans une société qui tend à n’être plus qu’instabilité et inconsistance. En ce temps où se profile la rentrée des classes, nous considèrerons ces multitudes, du bambin au grand jeune, mais qui se préoccupera de leurs parents ?

C’est à vous, chers parents, que j’aimerais dédier cette lettre mensuelle. Je contemple avec admiration les efforts incessants du quotidien pour conduire “sur de verts pâturages” (Ps. 22, 2) votre progéniture à travers les vicissitudes de chaque âge de l’éducation d’un petit d’homme. Qui plus est, si vous avez des convictions catholiques bien ancrées ! A partir de 3 enfants, on commence à vous regarder de travers, la voiture devient trop petite, un logement décent difficile à dénicher ; les politiques de tous bords n’ont plus que faire des familles nombreuses (pourtant seul avenir du pays)… Quant aux écoles ! On se prend à rêver d’une politique de l’éducation vraiment libre où les parents pourraient, en strict équité d’impôts et de frais, choisir un établissement en réelle conformité avec leurs convictions pédagogiques et religieuses. Ce droit fondamental des parents est-il vraiment respecté au pays des droits de l’homme ?

Je vous vois ramer à contre-courant des “valeurs” de notre société qui n’en sont plus, mais qui influencent tellement vos chères têtes blondes. Le parent chrétien, surtout le catholique qui l’est véritablement, conscient de ses péchés mais déterminé dans ses choix, oscille entre la tentation du cocon douillet et le laisser-aller coupable par intermittence. Entre la secte et la déliquescence morale, la ligne de crête est ténue. C’est la vertu, et mieux les vertus morales, qu’il s’agit d’enraciner profondément en ces jeunes âmes fragiles, et comme le dit si bien saint Thomas d’Aquin, « elle se tient dans un juste milieu » (S.Th., IaIIae, Q.64, a.1). A chaque âge ses soucis, à chaque âge ses peines… Entre les colères des petits et les amours des grands, les états d’âme des adolescents et les désirs d’émancipation des étudiants, vous avez l’obligation d’une compétence universelle ès psychologie. Nuits sans sommeil, inquiétude du lendemain, disponibilité pour chacun, voici votre lot.

Parmi vous, je vénère encore plus ceux qui, pour bien des raisons, se retrouvent seuls pour élever des enfants confiés à leur seule responsabilité, quand à deux tout est déjà tellement difficile. En un temps où la vie de la campagne facilitait parfois un peu les choses, ma grand-mère, veuve très jeune, en avait admirablement élevé six. Mais aujourd’hui ? Nos vies citadines trépidantes et dispendieuses grèvent le mental et le portefeuille.
Et que dire de vous qui assumez un enfant frappé par le handicap physique ou mental, qui avez accepté de vous mettre au diapason d’une vie blessée, qui jour après jour pratiquez le parcours du combattant des cabinets de médecine ou d’orthophonie, des écoles spécialisées, parfois hélas !, sous les quolibets des pauvres citoyens gogos, reflets imbéciles d’une société sans âme qui rejette ses enfants les plus fragiles.

Chers parents de tous horizons, où donc puisez-vous la force de vous lever chaque matin ? Dites-nous le secret de la vie, toujours plus forte que les difficultés de tous ordres. En vous regardant dans votre diversité et dans votre lutte d’éducateurs pour le Beau, le Bon et le Vrai, je ne résiste pas à vous dire : « Parents, je vous aime ! ».

En définitive, je crois bien deviner un peu d’où vous puisez tant d’énergie. Vous la tirez sûrement de cette Paternité (et, oserais-je dire, tout ensemble cette Maternité) de Dieu qui nous a choisis pour ses fils et ses filles et ne se lasse jamais, malgré nos ingratitudes, de nous attirer à Lui pour nous offrir la vie de famille du Ciel, dans l’harmonie et la paix, la communion et le bonheur. A l’aube d’une nouvelle rentrée, je me surprends à imaginer, le tendre regard que notre Père du Ciel pose sur chacun de vous, comme il le posait jadis sur des parents d’une humble demeure de Nazareth, trouvant à habiter au cœur de cette famille unique et exemplaire. Chers parents, avec Marie et Joseph, prenez un bref instant de silence, pour entendre la douce voix du Père murmurer dans vos vies agitées : « Parents, je vous aime ! ».

Abbé Philippe-Marie


Vie du site

Lourdes 2010, pendant la semaine de pèlerinage du 15 août, très tard dans la nuit, dans le quasi silence de la grotte, souligné et non pas troublé par le gazouillis de la source, ce léger chant d’oiseau imperceptible dans les bruits du jour. Notre Dame rien que pour moi, ou presque, dans la pénombre intime et maternelle de la voute naturelle du rocher, ce vide rempli de la présence mariale et sur lequel reposent les basiliques superposées. Les amis et les malades qui défilent dans le cours de ma prière. CathoFamiLink, ses bénévoles, sa communauté de priants, sa communauté de souffrants, ses intentions, ses chaînes de prières, ses actions de grâce…

Pardonnez-moi cette méditation au fil des souvenirs récents. Tout cela pour vous dire que vous étiez mystérieusement tous aux pieds de la Vierge Marie cette nuit là.

Pour ceux qui ont suivi aux actualités télévisées l’épisode de l’alerte à la bombe, sachez que tout s’est passé dans la plus grande sérénité, même s’il a fallu s’organiser pour que les malades ne pâtissent pas trop de cette privation de sortie. La prière pour la France qui était prévue à la grotte a été dite dans les bâtiments. La France en a bien besoin et l’on peut précisément s’interroger sur les intentions et la nature de ceux qui essaient de l’en priver.

Sur le front des activités de CathoFamiLink, les 31 derniers jours se sont révélés aussi calmes que prévu : Moins de 1000 connexions, dont 9 seulement dans la journée du 15 août. Il est vrai que ce jour là ceux qui n’étaient pas pris par leur dévotions dominicales et mariales l’étaient par la plage ou d’autres activités ludiques, à moins que ce ne soit l’inverse… Je plaisante : n’oublions surtout pas en cette période de grande fête ceux qui, pour des raisons très diverses (manque de moyens matériels, souffrances physiques ou morales lourdes à assumer) ont un accès plus difficile que les autres à ces moyens de reconstruction physiques, moraux ou spirituels

Les chaînes de prières restent les pages les plus consultées. Viennent derrière les intentions de prière (un peu moins d’une par jour en moyenne) et les actions de grâce (2 nouvelles ; ces témoignages sont toujours très touchants et remplissent de courage tant la communauté des priants que celle des souffrants, qui peuvent se recouper).

Les 7 chaînes de prières actuellement en cours réunissent 500 priants si l’on ne compte que les inscrits actuels. Mais il ne faut pas oublier les 1000 engagements aujourd’hui échus de la chaîne Anne-France

Un mot pratique sur les intentions de prières : il faut absolument éviter d’y nommer les personnes causant un tort au demandeur : cela peut être assimilé à de la diffamation même quand les faits sont exacts, et CathoFamiLink ne peut pas se permettre d’apparaître comme complice. Tout nom ou prénom risquant de faire identifier une personne, même dans un contexte favorable, est à éviter. Par ailleurs nous recevons de plus en plus souvent des intentions faisant allusion à des pratiques religieuses qui n’ont pas leur place dans l’Eglise, comme les envoutements, les désenvoutements (qu’il ne faut pas confondre avec les exorcismes) et les pratiques de guérisseurs dont les modes d’action ne nous sont pas connus. Enfin certains textes présentent des mélanges religieux dans lesquels il est difficile de voir clair et qui pourraient troubler certains lecteurs. Aussi sommes-nous parfois amenés à écarter du site des demandes de prière, malgré notre profond désir d’être ouverts autant qu’il est possible à toutes les sensibilités de l’Eglise Catholique. N’oubliez pas qu’il existe une rubrique « contacts » permettant de guider des demandeurs dans des situations particulières et permettant de les orienter, si c’est possible, vers tel ou tel service de l’Eglise.

Je souhaite à tous de bien vivre, sainement et saintement, la dernière partie de la période estivale, en compagnie de la Vierge de l’Assomption.

Dominique







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