CathoFamiLink‎ > ‎Newsletters‎ > ‎

Newsletter n°16 du 25 septembre 2010

publié le 25 sept. 2010 à 10:59 par Jérôme Moreau

« Priez le Maître de la moisson pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 38)


Bien chers amis,

Je vous annonce une grande nouvelle, un scoop extraordinaire, une nouvelle qui va bouleverser la face de la terre et donner une nouvelle jeunesse à l’Eglise Catholique. Les féministes ne se sentent plus, les libéraux sont en transe, les bobos goguenards : le Saint-Père a serré la main d’une femme-“prêtre” !… Si !Si ! Et c’est d’ailleurs la seule chose intéressante qu’a trouvée France 24 pour résumer tout le voyage apostolique de Benoît XVI au Royaume-Uni, concluant triomphalement : « Si l’Eglise Catholique veut se rapprocher des anglicans, il faudra qu’elle se réforme ». Quelle merveille que l’information moderne ! J’en suis encore tout émoustillé.
Evidemment, les journalistes (pas tous heureusement !), dont l’outrecuidance est inversement proportionnelle à la compétence, n’usent pas des mêmes critères moraux que le Saint-Père qui n’a pas l’habitude de faire la tête ou de lancer des invectives à ceux qui ne partagent pas ses idées. Pire, il est bien éduqué et fort poli. Si même le Pape est chrétien et essaie de vivre l’Evangile, mes bonnes gens, où va-t-on ! Je me gausse d’accord mais le sujet est plus sérieux qu’il n’y paraît. Comme toujours, c’est le sacerdoce catholique et apostolique qui est en ligne de mire. On imagine bien le Saint-Père faire les yeux doux aux anglicans – qui, soi dit en passant, sont en pleine déliquescence – sur la question du sacerdoce des femmes et se mettre définitivement à dos toutes les Eglises orientales qui, elles, ont conservé l’authentique Tradition apostolique, sans compter tous les anglicans proches de notre foi catholique qui regardent de plus en plus vers la maison-mère. Peu importe, le credo de la bien-pensance est que l’Eglise Catholique doit se moderniser, un point c’est tout. CQFD.

Il avait tout compris ce pauvre et simple curé des Dombes du XIX° siècle : « Lorsqu’on veut détruire la religion, on attaque le prêtre » (Saint Curé d’Ars). Entendez bien sûr, tel que l’Eglise Catholique l’a toujours conçut et le conçoit encore. Contre les ennemis de l’extérieur, nous ne pouvons pas grand chose. Contre la fatalité qui gagne une grande partie des fidèles, il faut nous retrousser les manches et nous décider hardiment à supplier le Seigneur qu’Il nous donne les prêtres dont nous avons besoin, des prêtres passionnés de Jésus-Christ, qui acceptent de se laisser configurer totalement à Lui.
Le cancer qui ronge notre tissu ecclésial d’Occident, c’est de considérer le prêtre comme un fonctionnaire. Un théologien allemand nommé Drewermann avait écrit, il y a quelques années (1993), un gros livre sur les prêtres au titre éloquent : « Fonctionnaires de Dieu ». Hélas ! ces considérations théologiques déviantes ont gagné nos milieux chrétiens et inspirent la pastorale de nombre de diocèses avec des conséquences désastreuses sur les vocations. Les mêmes qui proclament qu’un petit nombre de prêtres est suffisant pour un diocèse veulent promouvoir de force au sacerdoce les hommes mariés, les femmes, les homosexuels. Vu sous l’angle du faire, du pouvoir, du droit, de la fonction ou même de la compétence intellectuelle, bref, vu sous l’angle mondain - c’est-à-dire du monde et de ses critères - des faiseurs d’opinion, le sacerdoce doit être ouvert à tous. On se demande bien pourquoi d’ailleurs puisque les mêmes s’acharnent à le détruire de toutes manières. En considération de la foi, c’est évidemment tout autre.

Nous ne pouvons pas nous résoudre d’une part à voir le sacerdoce sans cesse sali (car finalement c’est le sacerdoce du Christ que l’on bafoue) et d’autre part à regarder, impuissants, la chute drastique du nombre de prêtres et de vocations sacerdotales. Dans une magnifique catéchèse aux prêtres lors de la clôture de l’année sacerdotale, le Saint-Père enseignait : « La tentation est grande de prendre nous-mêmes les choses en main, de transformer le sacerdoce - le sacrement du Christ, le fait d'être élu en lui - en une profession normale, en un job à heures fixes, et le reste du temps, n'appartenir qu'à soi-même ; le faisant ainsi devenir semblable à n'importe quelle autre vocation : le rendre accessible et facile. Mais il s'agit d'une tentation qui ne résout pas le problème. » Et plus loin : « Nous devons d'autant plus - comme le Seigneur nous y invite -, prier Dieu, frapper à la porte, au cœur de Dieu, afin qu'il nous donne des vocations ; prier avec une grande insistance, avec une grande détermination, avec une grande conviction également, car Dieu ne se dérobe pas devant une prière insistante, permanente, confiante, même s'il laisse faire, attendre, comme dans le cas de Saul, au-delà des temps que nous avions prévus. »

Pour répondre à cette invitation du Saint-Père et parce que l’espérance qui vient d’en haut nous habite, notre petite équipe de CathoFamiLink a décidé de lancer des journées régulières de prière pour la sanctification des prêtres et les vocations sacerdotales. La participation de chacun en sera libre, selon les modalités que chacun choisira de prière, jeûne, Messe, adoration, chapelet… Il nous semble important de fédérer toutes les prières dispersées, dans une même communion et ferveur pour cette grande intention de l’Eglise, au rythme régulier d’une journée par mois (premier vendredi, jour du Sacré-Cœur). J’espère que vous répondrez avec générosité à cet appel urgent et vital, seul ou en famille, et que vous inviterez largement tous ceux qui souhaitent se joindre à cet élan commun de supplication pour toucher le Cœur du Père.
Ce premier vendredi d’octobre tombe le jour de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne des missions. Les carmélites offrent leur vie particulièrement à l’intention que nous portons. Que sainte Thérèse nous accompagne ainsi que ses chers parents. Et que Notre-Dame du Mont Carmel présente Elle-même ce cri de notre cœur ; qu’Elle nous obtienne de nombreux prêtres qui soient des saints !

Abbé Philippe-Marie


Vie du site

Nous voici sur la reprise en pente douce de la rentrée, avec 1380 visites et 960 visiteurs en un mois, plus marquée à la mi-septembre (110 visites le 15 septembre).

Le point fort de notre activité reste bien sûr les chaînes de prières. Nous en comptons 11 aujourd’hui, contre 4 à la même époque de l’an dernier, et les pages qui les concernent sont de loin les plus visitées, en particulier celles des 2 plus récentes (« Claire-Marie », et « Gaël et Florence »). Les 9 chaînes « classiques » réunissent 360 priants auxquels il faut ajouter ceux des chaînes « Louis-Guillaume » et « Anne-France » que je comptabiliserai dorénavant à part compte tenu de son fonctionnement différent des autres. Pour cette dernière, nous comptons aujourd’hui 211 inscriptions (il y en a eu 1638 depuis le départ). Si l’on ajoutait ces 211 aux 360, selon la méthode antérieure, nous en serions à 571, chiffre à rapprocher des 500 du mois dernier.

Pardonnez cet afflux de chiffre, mais il est bon de montrer qu’une présentation plus conforme à la réalité ne doit pas cacher le développement de ce volet de notre activité. Encore une fois, ces nombres ne valent que par les efforts spirituels dont ils essaient d’être les reflets.

Les intentions de prière arrivent toujours statistiquement en second lieu, et 29 nouvelles nous sont arrivées en un mois. Notre site doit être vigilant sur le contenu des textes proposés, ainsi que je l’ai déjà dit ces derniers mois, mais aussi sur leur longueur, et malheureusement de ce fait je suis obligé de revenir sur ceux que nous devons écarter, même s’ils ne constituent qu’une petite minorité : un texte de plus de 20 lignes bien serrées (cela arrive) est difficile à digérer pour un lecteur un peu pressé (et la plupart de ceux qui ne sont pas un peu pressés le sont beaucoup). La bonne volonté des priants est alors facilement découragée. La concision est une forme de charité. Certes, on a envie de raconter tant de choses dans une intention de prière ! C’est humain. Mais s’obliger à faire le tri pour n’exprimer que l’essentiel, c’est aussi mieux ouvrir son cœur à l’essentiel de ce que Dieu veut nous donner.

Un petit mot sur les actions de grâce : une seule en un mois, mais les perles rares sont des trésors qui nous ravissent tous.

Pour finir, voici une belle innovation, inspirée par les suggestions données en commentaires du sondage de mars dernier. Il s’agit d’un « coup de cœur » que nous renouvellerons chaque mois. L’Abbé Philippe-Marie est mieux placé que moi pour parler du sujet crucial choisi, celui des vocations et des diverses façons qui s’offrent à nous de participer. Les inscriptions se feront comme pour une chaîne de prière, ce qui reste très simple. Je préfère maintenant m’éclipser et demander à mon chapelet de me suggérer la meilleure manière d’adhérer à cette démarche spirituelle. Nous serons nombreux, n’est-ce pas ?

Dominique







Comments