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Newsletter n°26 du 25 juillet 2011

publié le 25 juil. 2011 à 02:05 par Jérôme Moreau

"Il monta dans la montagne, à l’écart, pour prier ; le soir venu, il était là, seul" (Mt 14, 23)

Chers amis de CathoFamiLink, vacanciers ou non,

Je ne sais si cette lettre vous rejoindra en ce milieu de vacances. Elle veut être le lien qui nous rappelle cette communauté de prière bien réelle que nous formons au service de nos frères souffrants.
Jésus se retirait parfois dans des lieux à l’écart pour se reposer dans la prière, seul (‘monos’ dit le grec). De ce mot vient le vocable de ‘moine’. Celui-ci forme le projet de vivre seul avec le Seul, quitte à vivre en communauté pour mieux s’exercer à l’ascèse de la prière. Nos frères et sœurs contemplatifs ont eu le courage de répondre à l’appel du Seigneur pour consacrer totalement leur vie au service de l’Eglise dans la prière et l’oblation de tout leur être. Ils restreignent volontairement leur horizon humain en s’enfermant dans la clôture des monastères pour mieux élargir leur horizon divin, happés par l’Amour infini de Dieu. Ils sont les flambeaux de la présence, aimante et aimée, de Dieu en nos sociétés oublieuses des vraies raisons de vivre. Ils sont la respiration de l’Eglise qui, sans eux, se dessécherait et s’épuiserait en des œuvres d’apostolat stériles.

Un récent congrès à Rome sur l’adoration comme nécessaire à la nouvelle évangélisation, nous enracine dans cette vérité régulièrement oubliée que tout apostolat doit reposer sur la prière pour espérer porter du fruit. La contemplation nourrit l’action. Les moines et moniales nous ramènent incessamment et visiblement à cette vérité qui puise dans la vie du Seigneur Jésus Lui-même. En outre, le renouveau de l’Eglise commence toujours par un renouveau de la vie contemplative, ce qui est radicalement contraire aux perspectives de l’activisme mondain. L’histoire d’ailleurs nous le révèle lorsque la révolution française ou la troisième république suppriment en priorité les ordres contemplatifs, conçus comme parasites par leur idéologie. Soit qu’ils ne comprennent rien de l’engagement des contemplatifs au service de la société entière – et comment le pourraient-ils sans la foi ? -, soit qu’ils comprennent trop bien la puissance tranquille et pacifique de ces drôles de citoyens, ils les portent en haut de la liste des éléments à purger pour l’avènement d’une humanité émancipée de Dieu, d’un humanisme sans Dieu.

Je suis émerveillé de constater le dynamisme de bien des communautés d’hommes et de femmes de diverses congrégations contemplatives. En vivant leur règle monastique avec fidélité et sérieux, ils savent attirer des vocations de jeunes, généreux à vivre les conseils évangéliques, retirés de la vie du monde sans fuir leur responsabilité pour la vie de ce monde, bien au contraire. A l’inverse, hélas !, d’autres communautés contemplatives, bardées des principes éculés de mai 68, qui ont fait le choix d’une ouverture au monde en une osmose incertaine, connaissent un lent et sûr déclin, vieillissantes et éclatées. Elles ne satisfont plus que ceux qui soumettent l’Evangile aux critères du monde en oubliant qu’il est une sève de vie et de contradiction pour le monde. Ainsi en va l’implacable principe de Gamaliel (Ac 5, 38-39) qui vaut pour chacun d’entre nous.

En vous écrivant ces quelques lignes, je repasse en ma mémoire tant de visages si beaux de moines et de moniales, jeunes et vieux ; et je rends grâces pour tous les bienfaits reçus par eux tant je peux toucher du doigt l’efficacité de leur charité et de leur prière sans laquelle tout apostolat demeurerait sans fruit. Qu’ils soient infiniment récompensés par Notre Seigneur à travers sa Sainte Mère, véritable abbesse de tous les monastères.

Chers amis, durant vos vacances, n’oubliez pas de vous reconstituer spirituellement dans la prière. Et si, par hasard, vos chemins vous conduisent auprès d’une de ces communautés, n’hésitez pas à faire un petit détour car ils ont également besoin de notre charité fraternelle, de notre aide tant matérielle que spirituelle. Dites-leur combien nous les aimons et combien nous leur sommes reconnaissants…

Abbé Philippe-Marie

Vie du site

Avec les pluies de ces dernières semaines l’herbe repousse quelque peu sur nos pelouses, mais pas assez dans les prairies où les bovins manquent de nourriture. Les rogations de jadis avaient du bon. Le réchauffement de la planète dont on nous rebat les oreilles ne serait-il pas une bonne occasion de les remettre à la mode ? Quel en serait le risque ? Une procession dégage très peu de CO2 et les cantiques ne constituent pas une pollution sonore, surtout si on les compare aux décibels des divers festivals du bruit qui sévissent un peu partout l’été.

Les statistiques repoussent un peu aussi puisque nous remontons au dessus de 1650 visites et de 1100 visiteurs pour les 30 derniers jours.

Nous gérons aujourd’hui 11 chaînes de prière regroupant 305 priants. S’y ajoutent les « coups de cœur » (vocations et familles) qui ont compté 74 inscrits.

Cette fois-ci, ce ne sont pas les 447 consultations des intentions de prière (dont les dépôts parviennent au rythme toujours aussi régulier d’un peu plus d’une par jour) qui viennent en tête. La chaîne de prière pour Rudy, créée le 6 juillet, suscite un bel élan et a été visitée 659 fois. Mais la vérité ne réside pas uniquement dans une lecture rapide des chiffres. Je pense à une chaîne qui ne regroupe que 6 priants mais a été visitée plus de 100 fois.

Viennent ensuite les actions de grâce : 4 nouvelles pour les 30 derniers jours dont l’une nous concerne tous : visiteurs, priants, équipe d’animation, puisqu’il s’agit d’un remerciement pour la solidarité qui règne dans le site.

Vous savez que j’aime bien terminer cette rubrique par un peu de poésie sacrée en relation avec un événement proche. J’avoue que le 14 juillet ne m’a pas beaucoup inspiré, du moins en ce domaine, mais je promets de faire un effort après le 15 août.

Dès à présent : BONNE FETE DE L’ASSOMPTION.

Dominique


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