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Newsletter n°30 du 25 novembre 2011

publié le 25 nov. 2011 à 07:53 par Jérôme Moreau

"Soyez fermes, soyez vigilants" (1P 5, 8)

Chers amis de CathoFamiLink,

Les événements de l’actualité ne sont pas vraiment réjouissants. Nous pressentons tous à quel point le monde semble marginaliser les chrétiens, et particulièrement les catholiques. En effet, un véritable combat spirituel se joue dans les choix de société qui sont promus. Le mouvement de fond, c’est le déconstructionnisme qui veut bouleverser l’ordre établi. Les deux chantres en sont les philosophes Martin Heidegger et Jacques Derrida. Le premier balayait d’un revers de manche tous les philosophes l’ayant précédé. Le second fut un inspirateur influent de l’art contemporain (d’ailleurs “comptantpourrien”, et même “contentpourrien”). Rien d’innocent dans ces démarches qui visent à déconstruire tous les fondements du réel dans les domaines de la philosophie (la métaphysique des anciens est jetée au panier), de la morale (négation de la loi naturelle), de la personne humaine (gender & Co), de l’art (où le subjectivisme délétère et absolu des ‘artistes’ s’allie à la niaiserie des gogos snobs) et de bien d’autres encore. En bref, on veut nous imposer un nouvel ordre moral idéaliste, qui fait fi du réel et s’évertue à le plier à son bon vouloir.

En regardant le négatif de ce cliché un peu inquiétant, on reconnaît implicitement et, quoi qu’on en pense, que les valeurs chrétiennes ont inspiré notre monde occidental. Ce sont elles qui sont l’ennemi à abattre par tous les moyens. On ne s’étonnera donc pas que notre Eglise Catholique soit méthodiquement attaquée et ne reçoive pas le même traitement que d’autres confessions dans les médias. Et là, nous sommes acculés à l’héroïcité des vertus pour survivre. Il me semble qu’il nous faut être vigilants sur deux points :
  1. Ne tombons pas dans le piège du communautarisme, comme si notre foi judéo-chrétienne n’était pas inspiratrice de notre société, comme si l’on pouvait nous réduire à n’être qu’une obédience religieuse parmi d’autres. Ne nous laissons pas enfermer dans un ghetto toléré de chrétiens marginaux. Nous avons toujours à porter fièrement notre foi, sans agressivité mais en montrant son bien-fondé pour tous les hommes de bonne volonté. Nous sommes pleinement membres de notre société et n’acceptons pas que notre foi ne soit qu’affaire strictement privée.
  2. Soyons vigilants à ne pas user de moyens contraires à l’Evangile pour défendre celui-ci. Exprimer notre désapprobation et attendre le respect de ce, et surtout Celui, qui nous fait vivre est légitime et nécessaire. La tentation de la violence pourrait se faire toutefois pressante et insidieuse. Devant elle, le Saint-Père nous rappelle à la vérité de l’Evangile : « Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre. Son nom est “Dieu de l’amour et de la paix” (2 Co 13, 11) ». Le pari de l’Evangile, c’est l’amour, même de nos ennemis. Ce qui n’est pas synonyme de “laisser-faire” !
Le temps n’est pas à la peur ni à la timidité. Le Christ attend de nous le témoignage d’une foi engagée qui se fortifie d’abord dans la cellule familiale et communautaire avant de s’exposer à la tempête du dehors qui ne soufflera jamais assez fort pour éteindre le feu de l’Esprit-Saint qui habite le Corps vivant du Christ.
« Soyez fermes, soyez vigilants ; votre adversaire le démon, comme un lion qui rugit, va et vient à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi ! » (1P 5, 8-9a).

Saint temps de l’Avent !

Abbé Philippe-Marie

Vie du site

A peu de choses près, au cours des 31 derniers jours notre site a connu 1300 visites pour 5 minutes de temps moyen, avec 2 pointes à 150 connexions dans la journée. Après la clôture de 2 chaînes de prière, le nombre revient à 11 pour 300 priants. Il faut ajouter la cinquantaine d’inscrits à chaque « coup de cœur », 2 fois par mois.

Bien naturellement les 2 plus récentes, créées en septembre, ont été les plus consultées, mais les pages les plus interrogées ont été dans l’ordre les intentions de prière (comme très souvent, avec 393), puis les coups de cœur sur les vocations et la famille (206) et la newsletter 19 qui fait aussi référence aux coups de cœur (199).

Prenons garde de ne pas nous laisser bercer par la routine des chiffres. Tous ceux qui prient pour l’une ou l’autre chaîne ou intention savent ne pas perdre de vue les réalités humaines et spirituelles que cela recouvre.

Pour ma part, revenant d’une session de chant liturgique ayant réuni plus de 150 choristes dans une magnifique collégiale du Limousin, je suis encore porté par les ailes des délices de la polyphonie et ne puis m’empêcher, puisque nous entrons dans cette période de merveilleuse attente qu’est l’Avent, de verser dans la poésie propre à cette période de l’année liturgique. Vais-je citer l’exquise poésie latine du Rorate Cæli dont il existe des traductions pleines de charme ? Pourquoi pas, mais je vais plutôt céder à la suggestion (dans un autre contexte) d’un excellent ami, de livrer ce bref poème tout de légèreté :
Le regard de lumière

Lorsque je tiens petit conseil
Avec l’oiseau couleur de lune
Il me dit : « regarde à la hune
Vers où se lève le soleil.

A Phébus ton cœur est pareil :
Il donne lumière à la dune
Puis en reçoit, ravi, plus d’une
Fleur du jour à l’éclat vermeil ».


Dominique


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