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Newsletter n°35 du 25 avril 2012

publié le 25 avr. 2012 à 06:24 par Jérôme Moreau

« La victoire sur le monde, c’est notre foi » (1Jn 5, 4)


En débarquant au port du Pirée, il pensait à ses compagnons laissés à Bérée d’où il avait dû fuir devant la hargne persécutrice de ceux de Thessalonique. La traversée de quelques jours fut propice à la méditation. Voici qu’il avance maintenant vers la capitale du monde civilisé, cité des arts et de la religion, flambeau de la pensée philosophique où la jeunesse aristocratique de Rome se fait fort de venir se cultiver. Athènes… ! Son cœur bat plus fort à mesure qu’il approche et aperçoit au loin la célèbre Acropole, si souvent évoquée, si souvent décrite, sanctuaire symbolique de sa profonde culture grecque. En foulant les dalles des rues de la cité mythique, il sent pourtant l’envahir un étrange sentiment de malaise devant la multiplicité des temples et la profusion des autels. D’aucuns disaient qu’à Athènes, on rencontre plus facilement les dieux que les hommes. Il remarqua même un autel au coin d’une rue dédié “au dieu inconnu”. Il arrive dans l’enceinte sacrée et reste ébloui par la fameuse statue de Phidias. Pallas Athéna, déesse tutélaire, veille sur sa ville, guerrière au charme troublant, alliant la beauté et la force qui ont fondé la culture de ce peuple que, fait unique, ses vainqueurs ont adoptée. Lui le citoyen romain, homme de culture grecque, juif, fervent pharisien, il ne parvient pas à rencontrer le regard absent de la déesse qui semble appeler en creux Celui qui seul peut combler le vide de l’intelligence aussi bien que des âmes et des cœurs. Paul se sent tellement seul dans cette confrontation avec toute une civilisation qui cherche, sans le savoir, Celui qu’il porte en lui. La tâche est démesurée pour ce héraut du message salvateur qui un jour transformera totalement la face du monde en une nouvelle civilisation ancrée sur le seul vrai Dieu, Jésus-Christ, le Verbe fait chair, mort et ressuscité.

« C’est quand je suis faible que je suis fort » (2Co. 12, 10), se souvient-il de ses prédications. En voici une qui promet d’être vitale, déterminante, mais tellement ardue. Après quelques jours passés dans la cité, il fréquente l’agora et les sages, maîtres reconnus, pour leur exposer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Il voudrait tant que ses chers Timothée et Silas l’aient déjà rejoint. Face à l’aréopage, il témoigne de la force de la Vie dans une civilisation qui se meure. La décadence n’a, hélas!, d’égale que sa superbe et sa vanité. Elle n’entend plus la voix de la vérité. Elle ne se laisse plus saisir par la splendeur de la beauté. « Sur la résurrection d’entre les morts, nous t’entendrons une autre fois » (Ac 17, 32), disent-ils, railleurs, en quittant les lieux. Examen de passage raté pour le vaillant missionnaire du Seigneur. Athènes attendra des siècles avant d’accepter le Christ comme son unique Dieu et Sauveur. Ici Paul ne pourra pas fonder d’Eglise. Les corinthiens, moins savants et surtout plus libertins, l’accueilleront plus tard, et le message du salut. Sur l’agora grouillante, il reste comme abandonné de tous. Alors qu’il repart vers le quartier juif et la maison de ses hôtes, un homme le rejoint discrètement, et une femme avec lui. Denys et Damaris se sont laissé toucher, au milieu d’un océan d’indifférence. Et ainsi commença l’œuvre de l’Esprit… gage d’une nouvelle espérance.

Au couchant des civilisations en déclin, Jésus demeure la seule vérité pérenne, “beauté ancienne et toujours nouvelle” (Saint Augustin, Confessions, X, 27, 38), aurore qui annonce la pleine lumière à venir. L’austère déréliction de la Croix féconde l’impétueux jaillissement de la Vie, de la mort apparente sourd la source capable d’abreuver les jeunes pousses d’un nouveau printemps.

Catholique d’Occident à l’aube du XXI° siècle, c’est l’heure du Vendredi Saint. Le désert spirituel qui semble toujours plus prégnant ne doit pas abattre tes dernières forces en une démission délétère. Seul, rejoint par des Timothée et Silas inattendus et unis à ces frères, il faut relever le défi d’un nouvel élan missionnaire. La grâce te précède, t’accompagne et récompensera ton don généreux. N’aie pas peur des épouvantails mondains, des fauves enchaînés et esclaves de leurs propres doctrines, prisonniers de leur culture de mort. Ton amour transformera le monde car l’Amour a déjà vaincu !

Abbé Philippe-Marie

Vie du site


Cela fait 7 ans que Dieu, par le canal du conclave, nous a envoyé notre Saint Père le Pape Benoît XVI. En cette période électorale, je ne me risquerai à aucune comparaison. J’aurais volontiers évoqué la symbolique du chiffre 7, mais d’autres savent le faire bien mieux que moi. Aussi suffira-t-il de rappeler que, sans le savoir mais de façon bien certaine, Benoît XVI a fortement contribué spirituellement à la création de CathoFamiLink, raison pour laquelle la prière pour le Pape est présente dans les chaînes de prières.

Au cours des 31 derniers jours, à la date où j’écris, le site a reçu plus de 1400 visites dont 44% proviennent de visiteurs nouveaux, le temps de visite moyen s’élevant à près de 7 minutes.

13 chaînes de prières sont en cours, réunissant 312 priants. La plus récente, celle d’Isabelle, date du 11 avril et c’est bien sûr l’une des pages les plus lues (389) juste derrière les intentions de prières (396). Viennent plus loin les coups de cœur (190) et les actions de grâce (112).

Les intentions de prières nous sont parvenues toujours au rythme d’un peu plus d’une par jour. Je crois utile de rappeler une fois encore qu’elles doivent être rédigées en respectant l’anonymat des personnes concernées car nous ne possédons jamais la preuve de leur accord pour figurer de façon identifiable dans nos pages.

Les coups de cœur (familles et vocations) ont réuni respectivement 40 et 56 inscrits et l’intérêt suscité par cette rubrique tend à montrer que les priants sont sensiblement plus nombreux que les inscrits.

Les nouvelles actions de grâce sont au nombre de 4, dont l’une fait suite à un contact pris par un lecteur avec l’auteur d’une intention de prière : C’est peut-être une route à suivre.

En cette période où le temps pascal vole vers la Pentecôte, il n’est pas trop tard pour inviter ces quelques vers d’impressions de la nuit de Pâques :

Jésus ressuscité, vivant, nimbé de gloire,
Près du cierge pascal où le Ciel et la terre
Flamboient de joie soudaine autour de Votre Mère,
Merci pour l’eau, le feu, pour le bonheur de croire !

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