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Newsletter n°37 du 25 juin 2012

publié le 25 juin 2012 à 04:55 par Jérôme Moreau

La tendresse de notre Dieu

Chers amis,

Le mois du Sacré-Cœur nous découvre les vastes horizons de la miséricorde du Seigneur. C’est dans l’image du cœur humain livré de Jésus que se reflète l’abîme sans fond des bontés divines qui se déversent sans compter sur le monde et dans nos cœurs. Comme toujours, le problème ne vient pas de Dieu mais de nous. Ce n’est pas la miséricorde qui manque, c’est l’ouverture des cœurs à cette miséricorde. Les hommes vivent dans l’ingratitude de la vie, pourtant reçue à chaque instant, comme s’ils pouvaient en être les maîtres. Le plus merveilleux est que le Père du Ciel ne se lasse pas, ne se fatigue pas d’un monde qui ne veut plus de Lui, qui Le rejette, L’accuse de tous les maux. Encore et encore Il nous livre son Fils, nous donne à contempler le mystère du calvaire où, une fois pour toutes, Il a montré son Amour pour toute l’humanité. « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes » disait Jésus à sainte Marguerite-Marie.

Et moi, aujourd’hui ? Ai-je vraiment conscience de cette tendresse de Dieu pour moi ? Est-ce qu’elle enveloppe toute mon existence pour la rendre plus belle, plus rayonnante, plus crédible ? Je sais bien que nous avons tant de raisons d’être découragés, tristes, accablés… Les attaques incessantes contre l’Epouse du Christ son Eglise, les perspectives économiques peu reluisantes et les menaces qui en découlent, les dangers pressentis d’une formidable déliquescence des mœurs entérinée par la loi, la méfiance entre les hommes qui est le fruit de l’égoïsme exacerbé par la société de consommation qui promeut la jouissance immédiate à tout prix… La litanie serait longue. Mais au cœur des misères présentes, les hommes errent à la recherche de ce qui peut combler leur cœur. Les hommes et les femmes de ce temps cherchent l’amour vrai, celui qui ne passe pas (1Co 13, 8) et qui leur échappe au moment où ils croient le saisir, en des expériences où se fourvoie la noble aspiration à l’absolu.
C’est pourquoi il est si important de faire l’expérience de la miséricorde puisque, nous le savons, l’Amour porte un nom : Jésus-Christ ! Seul, Il peut combler les cœurs assoiffés. Nous chrétiens, nous sommes porteurs de ce message bouleversant. Encore faut-il que nous soyons des témoins bouleversés. Si le bienheureux Jean-Paul II a institué le dimanche de la Miséricorde, c’est bien qu’il en savait l’urgence pour notre temps. Prophétiquement d’ailleurs, il a remis son âme à Dieu en ce jour de la divine Miséricorde. Dans le processus engagé de la nouvelle évangélisation, notre premier mouvement doit consister en l’accueil personnel toujours plus intense de la miséricorde car notre témoignage ne portera qu’à cette condition de la joie de se savoir aimé à l’infini et pour l’éternité par notre Dieu.

Avec Zacharie, aimons à redire : « La tendresse de notre Dieu (est manifestée) dans la visite de l’Astre d’en-haut » (cf. Lc 1, 78). Ce soleil de justice et d’Amour qui se lève chaque jour sur nos existences, c’est Jésus-Christ, « resplendissement de la gloire (du Père) et empreinte de sa substance » (He 1, 3). En Lui, nous avons tout. Tout ce à quoi l’homme aspire sans toujours le savoir. Tout don parfait pour âme indigente. « Et cette joie, nul ne pourra jamais nous l’ôter » (cf. Jn 16, 22).

Abbé Philippe-Marie

Vie du site

Notre site a reçu près de 2100 visites au cours des 31 derniers jours, dont un nombre plus important que de coutume a une origine hors France métropolitaine (184, dont 93 hors d’Europe). J’espère que cette facette « internationale » de notre activité, souhaitée et préparée depuis l’origine du site et jusqu’à présent surtout présente dans 2 chaînes de prières, va briller un peu plus fort.

La durée moyenne de chaque visite fut de 7 minutes et demie. J’ai un peu hésité à livrer ce chiffre car, au vu des statistiques établies page par page, je me demande si certains de nos amis ne se sont pas endormis devant leur écran en consultant les actions de grâce… Mais après tout il n’y aurait aucun mal à cela. Je relève dans l’une des 5 nouvelles actions de grâce confiées l’expression de « grâces visibles et invisibles » particulièrement juste. Nous sommes conscients d’une faible partie seulement des grâces que nous recevons et que d’autres reçoivent à la suite de nos prières. Cela ne vaut-il pas de pousser notre méditation tout le temps qu’il faut, même jusqu’aux portes du sommeil ?

Les 14 chaînes de prière actuellement en cours réunissent aujourd’hui 309 priants, sachant que l’une d’entre elles fonctionne selon le système des inscriptions ponctuelles. Elle n’est pas incluse dans ce compte et a connu à ce jour 247 engagements.

Les pages les plus fréquentées furent la chaîne de prière de Vincent (469) suivie de très près par les intentions de prières (460). Ces dernières font l’objet d’un temps de consultation moyen de 14 minutes, montrant l’intérêt réel que vous leur portez.

Les actions de grâce retiennent aussi, par bonheur, votre attention (212 visites), suivies à peu de distance par les coups de cœur (vocations et familles) ainsi que par la récente chaîne de Geneviève. Au jour où j’écris, la chaîne de France vient d’être créée, et il est trop tôt pour que nous ayons reçu pour elle des connexions en grand nombre.

En cette fin de mois du Sacré Cœur me revient à l’esprit ces complies que précisément pour cette fête j’avais fait chanter dans une communauté il y a bien des années. Je vous en livre la poétique antienne pour le psaume 133 :

« O nuit, sois illuminée par le Cœur Sacré du Fils de Dieu »

Et que le Sacré Cœur illumine nos nuits et nos jours.

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