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Newsletter n°56 du 25 janvier 2014

publié le 26 janv. 2014 à 10:11 par Benoit FLAMA
Fidélité et ouverture

Notre Pape François est très populaire. Les audiences du mercredi, depuis qu'il est Pape, n'ont pas désempli et se tiennent toujours sur la place saint Pierre, alors qu'en hiver elles avaient souvent lieu dans la salle Paul VI forcément plus petite. Il faut dire que, contrairement aux idées reçues, l'affluence n'avait pas cessé d'augmenter sous le pontificat de Benoît XVI en regard de celui de Jean-Paul II auquel la bien-pensance a voulu l'opposer. La papauté est devenue un phare moral et spirituel pour notre monde, n'en déplaise aux grincheux. A l'audience de ce mercredi 8 janvier où je me trouvais, la foule se pressait au Vatican pour écouter, toucher ou apercevoir le successeur de Pierre. Il se prête volontiers au jeu en passant de longs moments au milieu des gens, serrant des mains, embrassant des bébés, bénissant des malades. Son langage est compréhensible par tous et percutant.

Le Saint-Père fait bouger les lignes. Les courtisans-journalistes du politiquement correct voudraient bien qu'il les fasse bouger en matière de doctrine ou de morale. Certain italien s'est même donné le droit d'interpréter les propos de François pour lui faire dire à peu près l'inverse de ce qu'il pense... Tiens, par exemple, il paraît que le Pape a aboli le péché ! Pensez-donc, il a eu l'audace aussi de baptiser un enfant d'une fille-mère et même un enfant d'un couple non marié... Grande première dans l'Eglise, qui démontre surtout la totale ignorance et l'incompétence – espérons que ce ne soit pas la manipulation – d'une corporation (pas tous, heureusement!) qui ne se donne plus la peine de vérifier ses informations. Eh, oui ! Chers amis, nous autres, pauvres curés de la base, nous comptons plutôt les rares couples régulièrement mariés à l'Eglise parmi ceux qui font baptiser leurs enfants. Tout ceci en dit long sur le décalage entre les « élites » de la (dés)information et les réalités de terrain.

François ne sera pas plus libéral en matière de doctrine et de mœurs que ses prédécesseurs. Il a son style bien à lui. Et tant mieux s'il bouscule nos petites habitudes, les lourdeurs de la curie romaine et notre propension à penser que l'Eglise est européo-centrée ! Son aura populaire lui permettra peut-être de faire passer le message de l'Evangile à plus de gens. Viendront inévitablement les moments où il redira avec force les vérités qui perturbent notre monde aseptisé qui s'est fabriqué sa petite morale bourgeoise qui ne dérange pas sa frénésie de jouissance à tout prix. A vrai dire, il les proclame déjà – comme sur l'avortement par exemple – et quelques-uns commencent à le noter. Tout le monde l'aime mais, comme il le dit lui-même : « Jusqu'à quand ? ».

En 1971, un professeur de philosophie chrétien fonda le « Groupe Fidélité et Ouverture, né de la crise de l'Eglise et des inquiétudes qu'elle provoquait dans les esprits de nombreux fidèles ». Dans ces années terribles de débandade, de nombreux clercs (dont des cardinaux) et laïcs y trouvèrent la force de la fidélité à l'enseignement inchangé de l'Eglise et la juste interprétation du concile dans l'esprit authentique d'ouverture au monde pour que celui-ci reçoive Jésus-Christ. Cette génération de passeurs a gardé haut le flambeau de la foi en des temps troublés. Notre société s'est  graduellement enfoncée dans les marais incertains et dangereux de l'immoralité qui se pare de respectabilité. Nous sommes les héritiers de ceux qui ont tenu bon dans la tempête. Aujourd'hui se lève une belle jeunesse qui veut relever le défi de l'évangélisation. Elle porte le désir de refonder une civilisation de l'amour qui ne peut s'ancrer que dans la vérité, dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce. Elle est aussi le fruit des pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. 

En ces temps de combat pour la vie, pour la foi, pour la liberté, chers amis de CathoFamiLink, je vous souhaite une année riche de grâces et surtout pleine d'espérance. Courage petit troupeau, le Seigneur est à l’œuvre dans le silence et l'offrande. Comme aux jours de l'accomplissement à Nazareth, dans le secret de l'âme et du corps de la Très Sainte Vierge Marie, le Seigneur vient habiter les cœurs. A l'heure de Dieu, la délivrance éclatera. « Car la victoire sur le monde, c'est notre foi » (1Jn 5, 4).
abbé Philippe-Marie

Vie du site

Trois nouvelles chaînes de prière ont été créées ces 31 derniers jours, portant le total (nouveau sommet) à 27, soutenues par près de 650 priants. Cela montre, si c'était encore nécessaire, à quel point ce service correspond à un besoin. J'allais dire: hélas. Mais non. Certes on ne peut que souffrir de voir tant de souffrances, mais on ne peut que se réjouir de voir tant de solidarité spirituelle se faire jour. Imaginons que la souffrance disparaisse de la surface de la terre… Les chaînes de prière conserveraient leur pleine utilité pour rendre grâce à Dieu.

Cela m'amène à dire un mot de notre rubrique "actions de grâce": 12 nouvelles qui marquent de très beaux mouvements de l'âme. La durée moyenne de consultation de cette page est de 16' ce qui est un indice de l'intérêt que, par bonheur, on lui porte. Et si parfois on y trouve une confusion avec les intentions de prière de demande, c'est un peu dommage à vues humaines, mais Dieu y reconnaîtra les siens.

Nous avons reçu en un mois 2130 visites d'une durée moyenne de plus de 16 minutes. Les pages les plus visitées sont comme toujours les intentions de prières (avec une consultation moyenne de plus de 14', et un rythme d'arrivée proche de 2 par jour) ainsi que les chaînes les plus récentes ou ayant donné récemment de leurs nouvelles.

Mais puisque j'évoquais plus haut les actions de grâce, je crois que le psaume 143, celui de la messe du jour où j'écris, est particulièrement bien venu. En voici un extrait:

Béni soit le Seigneur, mon rocher,
ma citadelle, celui qui me libère;
il est le bouclier qui m'abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi je chanterai un chant nouveau,
pour toi je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.


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