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Newsletter n°109 du 25 juin 2018

publié le 9 juil. 2018 à 22:42 par Newsletter CathoFamiLink
Successeur des Apôtres


Le mois de juin connaît des réjouissances liturgiques solennelles avec le Sacré-Cœur, saint Jean-Baptiste qui tombe un dimanche cette année, ainsi que les saints Pierre et Paul le 29 juin. Sans être une fête d'obligation, cette dernière nous renvoie au mystère de l'apostolicité de l’Église. L'hymne des 1° vêpres de ce jour chante la gloire de ces deux éminentes figures, célébrées ensemble depuis toujours : « Toi qui fus empourprée, ô bienheureuse Rome, du sang très précieux de ces deux si grands princes, ce n'est plus ton renom, mais ce sont leurs mérites qui te font dépasser toute beauté au monde !». De celui qui l'avait renié et de celui qui le persécutait, le Christ a fait les colonnes de la plus noble des Églises, Rome qui préside à la charité pour toute l’Église. universelle.

Si nous situons facilement le Saint-Père comme successeur de Pierre et chef de tout le troupeau terrestre à lui confié (Mt 16, 18), nous oublions parfois que ce sont tous nos évêques qui succèdent au Collège des Apôtres. L'un, et le plus éminent de tous, a reçu le siège de Pierre et la responsabilité de l’Église. Catholique qui lui est liée. Chacun de nos évêques, même du plus petit diocèse qui soit, parfois guère plus important qu'une grosse paroisse de  grande métropole, est un successeur des Apôtres. Il en reçoit toute la grâce pour guider la portion du peuple qui lui est confiée. L'ordination lui confère tous les pouvoirs qui vont avec, depuis le pouvoir sacramentel qui permet de transmettre la plénitude de la grâce (en ordonnant d'autres évêques par exemple), au pouvoir de juridiction qui l'établit comme pasteur suprême de son troupeau (car un évêque n'est pas un délégué du Pape dans son diocèse), en passant par la puissance de chasser les démons (qu'il peut déléguer à un prêtre nommé exorciste) et l'autorité de l'enseignement de la Parole de Dieu.

Je vous écris ce texte à l'heure où le diocèse de Luçon en Vendée reçoit un nouveau pasteur. Nous le recevons dans la confiance et la joie, comme un don du Seigneur transmis par notre Saint-Père. La responsabilité de successeur des Apôtres est immense et sûrement trop lourde pour de frêles épaules humaines. Notre devoir de chrétiens est de prier pour l'évêque qui est le nôtre. Et si vous preniez la décision de dire chaque jour une dizaine de chapelet pour le Saint-Père ? Et une autre pour votre évêque ? Ce serait un bel acte de charité, ainsi que de prise de conscience que l’Église. est faite de cette charité active qui nous porte les uns les autres.

Certes, nos évêques sont aussi des hommes avec leurs limites, leurs défauts, leurs fragilités. Certaines de leurs décisions peuvent déplaire, certaines orientations nous affliger. Il est si facile de critiquer quand on ne porte pas la responsabilité ! Nous restons libres de nos opinions, sur la pastorale par exemple. L’Église n'est pas une secte qui formate ses adhérents. Cependant nous ne devrions pas avoir le droit d'ouvrir la bouche pour critiquer si nous ne prions pas effectivement pour notre évêque, fidèlement et filialement.

Alors, chers amis, aimez votre évêque ! Ayez de la tendresse pour lui ! Si c'est facile, tant mieux ! Si c'est difficile, faites un acte de foi, confiez-le au Seigneur, avec sa charge qui le laisse si souvent bien seul ! Notre Église est apostolique, fondée sur les Apôtres. Les évêques en sont les successeurs et nous rappellent l'enracinement de notre foi dans celle de l’Église primitive, ainsi que notre communion avec les catholiques de tous les diocèses du monde.

Bénissons le Seigneur pour nos évêques et, une fois n'est pas coutume, bénissons-les de tout cœur en les confiant à Notre-Dame, Mère de l’Église !

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