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Newsletter n°23 du 25 avil 2011

publié le 25 avr. 2011 à 09:22 par Benoit FLAMA   [ mis à jour : 25 avr. 2011 à 09:34 ]

Grand et Saint Samedi

Comme une biche se sentant pistée par la meute, elle presse le pas, arpentant les allées qui conduisent vers la sortie libératrice. Jeune femme élégante à la longue chevelure dorée, ses yeux apeurés et sa précipitation trahissent l’angoisse qui l’habite. Elle marche comme sur des chardons. Ses pieds nus couverts par des surchaussures de tissu, sa chemise blanche de patient d’hôpital pour tout vêtement, ne laissent pas de doute sur sa provenance immédiate. Dans un service de l’hôpital psychiatrique, là-bas, elle devait se morfondre. Tout son être reflète l’obsession de la fuite. Elle fuit en effet. Elle fuit sa douleur. Elle fuit son sentiment d’oppression. Elle fuit l’univers carcéral où elle n’a sans doute pas choisi d’entrer. Elle fuit le regard des soignants et des autres patients. Elle voudrait fuir sa propre prison intérieure… A sa vue, je suis bouleversé par ce sentiment de terreur qui transpire. Pas moins, par le drame qui se joue. Car en fuyant, elle risque de se fourvoyer dans un rêve irréel de liberté que son psychisme affaibli lui présente tel un miroir aux alouettes. Elle quitte ceux qui peuvent la ramener à la réalité douloureuse mais salutaire. Elle se prive de l’environnement relationnel qui l’aiderait à se reconstruire et des remèdes dopant la guérison.

C’était hier… Et aujourd’hui, en ce dimanche de la Passion du Seigneur, jeune fille en souffrance, as-tu retrouvé le chemin de la guérison ? As-tu renoué avec la confiance en ceux qui pourraient t’aider à sortir de l’impasse dans laquelle tu ne vois pas d’issue ? Tu es l’image de notre monde en fuite, aveugle sur ses propres faiblesses, incapable de soigner ses maux alors qu’il refuse d’en discerner les causes profondes. Au plus noir de ta douleur, là où le sentiment d’abandon oppresse jusqu’au désespoir, là où la solitude tisse un cocon impénétrable, là où la mort se présente comme une fée aux yeux de l’insupportable meurtrissure, sais-tu qu’Il a voulu te rejoindre ? Sais-tu qu’Il a voulu connaître l’abîme de déréliction qui est le tien ? Sais-tu qu’Il a partagé tes peurs et tes angoisses, ta souffrance et tes faiblesses, tes péchés mêmes (2Co 5, 21), Lui qui est l’Innocent ? Jeune fille au prénom connu de Dieu, je voudrais tant te dire l’Amour infini qui s’est abaissé, qui s’est anéanti (Ph 2, 7), pour venir te consoler dans ta détresse, allumer la lumière de l’espérance, t’accompagner de sa présence de douceur et de tendresse. Ecoute d’autres sentiments qui voudraient se frayer un chemin en ton cœur : « Comme une biche assoiffée cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, mon Dieu. Mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face ? » (Ps 42, 2-3).

Dans la cruelle Passion, Il s’est tu pour tous ceux qui ne peuvent crier leur désespoir, Il n’a pas cherché à se justifier pour tous les pécheurs qui pensent qu’il n’est rien ni personne qui puisse les rétablir dans la justice, Il a laissé les hommes – les bourreaux, Pilate, les chefs des prêtres, la foule versatile, et toi, et moi, et chacun… - le salir pour les laver dans son Sang immaculé et les revêtir de la robe blanche nuptiale du salut. Puis Il est descendu aux enfers, là où l’attendaient tous ceux qui avaient perçu les lueurs ténues des âges passés qui prédisaient sa venue, ceux qui n’avaient pas cédé au découragement de se savoir si pauvres et fragiles.

Jeune fille, évanouie dans l’indifférence d’une société matérialiste inapte à te donner des raisons d’espérer, es-tu l’étoile du soir qui scintille au firmament dans l’attente que se lève l’astre immortel qui enveloppera tout de sa lumière ? Avec toi, saurons-nous demeurer dans le noir tombeau du long et Saint Samedi ? Saurons-nous veiller avec Marie et les Apôtres, en prière et dans la confiance ? Celui qui a pris le temps d’écouter le silence de la nuit, celui qui a su rester éveillé dans l’attente de l’aurore qui s’annonce, c’est lui qui contemplera avec jubilation les premiers rayons de l’aube éternelle, c’est lui qui en goûtera plus suavement les fruits… Dès lors, « votre joie sera parfaite » (Jn 15, 11) et « votre joie, nul ne pourra vous la ravir » (Jn 16, 22).

OUI, LE CHRIST JÉSUS EST VRAIMENT RESSUSCITÉ. ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA !

Abbé Philippe-Marie

Vie du site

Mais fallait-il, Seigneur, que tout Votre sang coule
De Votre Corps de chair jusqu’au sol desséché,
Que la terre s’en gorge au point d’en être saoule,
Pour que le genre humain soit sauvé du péché ?

Il le fallait, Seigneur, il le fallait peut-être…
Il le fallait, hélas, que ce fût en effet
Sacrifice à la fois de l’offrande et du prêtre…
Il le fallait, Seigneur, puisque Vous l’avez fait !

J’ai une tendresse particulière pour cet extrait de poème sur le Vendredi Saint.
Certes, nos lecteurs n’auront cette newsletter entre les mains qu’à Pâques ou juste
après, mais cela signifie que tous les rédacteurs y travaillent pendant la Semaine
Sainte et dans l’ambiance de cette période particulièrement intense de l’année
liturgique. Je voulais seulement faire cette confidence poétique.

Beaucoup de mouvement sur le site, ces derniers temps : plusieurs chaînes ont
été closes (ce qui est tout à fait naturel) et le Seigneur a bien voulu que certaines
situations marquent une amélioration sensible, même si ce n’est pas toujours
spectaculaire. Il faut rester prudent, mais nous remercions Dieu pour ces grâces
reçues.

Une chaîne, trop récente pour être encore fréquentée, ayant été créée, le nombre
total est ramené à 10 et celui des priants à 290. Le site n’a ainsi reçu que 1839 visites
en 31 jours mais avec un temps de visite moyen de 7 minutes et demie, chiffre tiré
vers le haut par certaines chaînes de prière (jusqu’à 39 minutes pour l’une d’elles).

Les « coups de cœur » des vendredis de carême ont connu des fortunes diverses.
En général accrochées vers 60 inscriptions, quelques unes sont passées presque
inaperçues à la suite d’un défaut d’information de notre part. Nostra culpa ! Cela fut
ensuite rectifié, et maintenant tout se passe bien.

Avec une belle régularité, nous notons une intention de prière par jour. Du côté des
actions de grâce, cela fait plaisir d’en compter 6 nouvelles.

Les actions de grâce ? Elles me donnent envie de terminer en poésie sur le thème

de la Résurrection et je vous livre encore un petit choix personnel par cet extrait de
choral de Pâques :

O Mort, souviens-toi de ce jour
Où tu pus croire en ta puissance :
Ce temps fut bref, triomphe court,
Qui précéda ta déchéance !
Car la Passion, supplice lourd,
Avant les nuits de grand silence
Prépare un cœur aveugle et sourd
A recevoir la fulgurance
Du Christ vivant, et dans l’Amour
La Foi portée par l’Espérance.

Dominique

La vie des Chaînes de Prière

  • Victoire est sortie de l'hôpital ! Toute la famille vous remercie tous pour vos prières qui ont été un véritable soutien pour nous depuis quelques mois
  • Christophe a commencé un traitement qui va durer 3 ans et qui pour le moment se passe bien.
  • Auguste et Joy sont nés samedi dernier, le 19 mars 2011, jour de la Saint Joseph...
  • Nous prions pour Joanne âgée de 21 ans et souffrant d’un cancer depuis plus de 3 ans.