CathoFamiLink‎ > ‎Newsletters‎ > ‎

Newsletter n°65 du 25 octobre 2014

publié le 25 oct. 2014 à 11:22 par Jérôme Moreau
Bienheureux et prophète

Chers amis de CathoFamiLink,

Le synode extraordinaire sur la famille, qui vient de se terminer, a révélé les tensions qui traversent notre Eglise, même si les médias se plaisent à tirer la couverture à eux, toujours dans le même sens politiquement et (a)moralement correct. Il ne servirait à rien de se voiler la face, d'autant que ces tensions existent depuis bien longtemps. Le (nouveau) bienheureux Paul VI, tant décrié par tous les bords, avait déjà dû affronter, seul, en son temps, les tenants d'une ouverture aux 'progrès' auto-proclamés de l'humanité voulant jouir sans contrainte. Il sut tenir bon et engager son autorité de pasteur suprême, critiqué par tous, ou presque. C'était en 1968. Quarante six ans plus tard, on mesure mieux son intuition prophétique.

En effet, il avait prophétisé les conséquences de la dissociation de l'union et de la procréation dans l'acte conjugal. Ces paroles sont d'autant plus fortes qu'il ne pouvait pas imaginer à l'époque les progrès de la science qui aboutiraient à la situation d'aujourd'hui en matière de pilule abortive, PMA, GPA et consorts. Mais laissons-le parler : « Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l’Église en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.

Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.

Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.

Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions ; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII (21) » Paul VI, Humanae Vitae, 25 juillet 1968, n° 17). Voici donc ce principe de totalité : « La partie existe pour le tout, et par conséquent le bien de la partie reste subordonné au bien de l’ensemble; le tout est déterminant pour la partie et peut en disposer dans son intérêt ». (Pie XII, in Discours aux médecins neurologues, 52).

Stupéfiant, non ? La vérité mérite mieux que les 'bidouillages' médiatiques de ceux qui ne reconnaissent comme magistère que leur opinion. Disons qu'elle est effectivement exigeante cette vérité, et requiert de s'efforcer de conformer ses actes à sa foi. A force de ne pas vivre comme il pense, l'homme est tenté de penser comme il vit pour ne pas risquer un impossible et douloureux grand écart. Si l'on peut comprendre toutes les situations avec leur histoire et leurs souffrances, il n'en reste pas moins qu'il y a une vérité pour l'homme qui nous vient de la révélation et conduit immanquablement à son bonheur. Il n'y a de miséricorde que dans la vérité, de pécheur pardonné que celui qui désire ardemment changer de vie.

Pour le prêt-à-penser médiatique, c'est là une obscène et insoutenable prétention de cette pauvre Eglise Catholique has been. Et c'est encore pire que ce qu'ils pensent ! Ne leur répétez pas mais n'est-ce pas Jésus qui disait : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) ?
abbé Philippe-Marie


Vie du site
Ah! si Ludwig van Beethoven vivait encore de nos jours (ne rêvons pas: il aurait bientôt 244 ans) peut-être aurait-il composé une "Newsletter à Elise" dont il aurait – sait-on jamais – emprunté le texte à Friedrich von Schiller!... C'eut été incontestablement superbe. Mais… mais ce rêve est tout simplement en train de me détourner de la rédaction de notre 65° newsletter à nous.

Sur les 30 derniers jours, nous avons reçu 1300 connexions, 40 intentions de prière et 3 actions de grâce. Les 822 priants inscrits se partagent le soutien de 32 chaînes de prière.

Les pages les plus vues furent celles de la chaîne Hélène B (la plus récente) avec 366 visites, avant les intentions de prière (307), les actions de grâce (149) suivies à quasi égalité vers 135 des coups de cœur et de la chaîne Véronique.

Peu de nouveautés, donc, à souligner à partir de ces chiffres légèrement supérieurs à ceux du mois dernier, mais nous nous efforçons de ne pas nous encrouter dans une routine facile. Chaque situation présentée à la prière de tous, au moyen des chaînes de prière, fait l'objet d'une approche (et d'un suivi, si les intéressés le souhaitent) personnelle, quel que soit le nombre de ses "abonnés". Chaque nouvelle chaîne est un combat spirituel et humain. Aucun de nous ne s'en est jamais blasé. Même si cela n'apparaît guère dans la monotonie des chiffres.

Je suis convaincu que chacun, si sa santé le lui permet, doit cultiver en lui cette tension intérieure, celle qui permet de n'être indifférent à rien sans toutefois aller jusqu'à l'excès et le risque de la rupture. C'est la juste tension de la corde de guitare ou de violon qui lui permet de vibrer dans une ineffable beauté. Et la beauté n'est-elle pas l'une des facettes de Dieu?

C'est pourquoi je vous livre ici l'une des (nombreuses) strophes écrites par le diacre Guy Jampierre dans ses méditations poétiques sur la trame des Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola :

"Revêts mon cœur de son habit de fête!
Si Tu mets l'ordre en l'âme du poète
A Ta parole on le verra s'unir.
Mon luth, Seigneur, a-t-il assez de cordes
Pour tout chanter de Ta miséricorde?
… Rien n'est si beau que de T'appartenir!"


Dominique


Comments