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Newsletter n°70 du 25 mars 2015

publié le 25 mars 2015 à 11:43 par Jérôme Moreau   [ mis à jour : 25 mars 2015 à 11:48 ]
Disciples de l'Agneau

Perchée sur une colline qui toise la Creuse s'écoulant à ses pieds, après avoir gravi une route tortueuse, surgit une maison de famille. On saisit tout de suite que c'est une famille d'un genre particulier qui habite les lieux. Prolongeant la maison et surplombant le chemin, une jolie chapelle en forme de hutte invite les visiteurs curieux à y pénétrer. La porte franchie, le regard est attiré vers le chœur, baigné de douce lumière, qui s'ouvre, en une immense baie vitrée, sur l'écrin de verdure conservant précieusement son fragile trésor. Quelques silhouettes voilées, en adoration devant la Présence silencieuse qui est la Vie de ce lieu, m'attendent pour la Messe. Après avoir revêtu les ornements sacrés, je m'avance avec émotion vers l'autel. Les Petites Sœurs Disciples de l'Agneau accompagnent Celui-ci au quotidien dans son chemin de Croix et sa Résurrection. La plupart d'entre elles ont quelque chose de plus que les religieuses ordinaires : un chromosome surnuméraire ! Au milieu de ces Petites Sœurs trisomiques, on éprouve le sentiment d'être comme dans un magasin de porcelaine. Leur fragilité invite délicatement à la douceur. Et en même temps, on sent toute la richesse féconde et la force des cœurs purs. Elles ont pour guide spirituelle la si populaire sainte de Lisieux qui a enseigné la petite voie qui conduit à Jésus. On aimerait que la prière se prolonge, longtemps, longtemps, tant on est porté sur les ailes de l'innocence offerte, pure oblation d'âmes sans détour. Dans l'infinie variété des communautés religieuses de notre Église, elles tiennent une toute petite place, bien cachée, discrète, délicieusement inattendue et tellement évangélique.

Elles portent dans leur chair les stigmates des souffrances de la Passion de leur Jésus. Disciples de l'Agneau, elles s'immolent avec Lui, sans illusion sur leur vulnérabilité. Mais c'est justement cette vulnérabilité assumée qui les rend si précieuses à notre siècle, bouffi de prétention utilitaire et d'autosuffisance. Nous plongeons avec elle dans un bain de jouvence spirituelle aux antipodes d'un monde prématurément vieilli aux expériences délétères d'une vaine quête de l'éternel jeunisme. Ce qui authentifie leur recherche spirituelle, ce sont les ineffables sourires qui vous saluent d'une joie puisée à la source, signe qu'elles goûtent déjà les prémices de la vraie Vie. Leur être même, leur existence donnée, sont une merveilleuse expression du mystère pascal tout entier qui nous livre simultanément la Croix et la Résurrection du Seigneur. Leur témoignage non accusateur nous autorise à poser sur nous-mêmes un regard qui cerne nos propres faiblesses pour les exposer à l'Amour rédempteur. Par elles, apparaît en pleine lumière la miséricorde divine qui se satisfait de l'offrande amoureuse de nos pauvres limites, afin qu'elles soient transfigurées dans la puissance de la Croix et produisent des fruits de charité.

Alors que nous allons mettre nos pas dans ceux du Seigneur Jésus, immolé en rançon de nos péchés et ressuscité pour que nous ayons la vie, ces Petites Sœurs nous rappellent que nous sommes tous disciples de l'Agneau par notre baptême. Et s'Il est mort sur la Croix, c'est justement parce qu'Il n'a pas dédaigné se pencher sur nos insuffisances et nos péchés. Au creux de notre misère jaillit la source de la vraie joie, celle de nous savoir aimés éperdument par le Père céleste qui a livré son Fils pour nous. Les ténèbres du Vendredi Saint et du Samedi Saint se mutent en Lumière de Pâques dans laquelle désormais toute espérance est permise. Même lorsque l'homme s'obstine à se suicider en développant aveuglément une culture de mort par des lois contre nature et contre Dieu, la vie ne s'en laisse pas compter et résiste. Le triomphe de Satan et des ténèbres n'est qu'apparent. Seul Jésus-Christ mort et ressuscité a le dernier mot. Nos Petites Sœurs de l'Agneau sont une prophétie de l'Amour et de la Vie. Comment ne pas rendre grâces avec elles de la joie de Pâques que nul ne pourra jamais nous ravir (cf. Jn 16, 22) !

abbé Philippe-Marie


Vie du site

Pour l'éclipse de soleil, c'était raté, du moins dans la région d'où j'écris, et pour bien d'autres. Nous avons eu droit à une éclipse totale de l'éclipse partielle, si l'on veut s'exprimer par ellipse. La prochaine est prévue en France pour le 10 juin 2021. Pour une disparition totale de Phébus derrière Séléné, il faudra un peu plus de patience: C'est pour le 3 septembre 2081. Mais nous nous retrouverons avant.

Signe du ciel, que cette affaire d'éclipse? Beaucoup de valeurs disparaissent actuellement. La dernière en date est tout un pan de ce qui restait du respect de la vie dans sa phase terminale. Le ciel n'a pas besoin de nous tomber sur la tête: Notre société se débrouille très bien toute seule pour provoquer ses propres catastrophes.

Heureusement il nous reste une arme de construction massive. Cela s'appelle la prière. Parlons-en un peu, à propos de notre site: 808 connexion durant des 28 derniers jours, d'une durée moyenne de 3 minutes. 15 viennent d'Amérique du Nord, 41 d'Afrique sub-saharienne et 15 de Thaïlande.

Nous avons 28 chaînes de prières réunissant 626 priants.

Les pages les plus visitées sont encore les intentions de prière. Nous en recevons 2 par jour en moyenne, mais nous avons dû ces derniers temps en écarter plusieurs dont le contenu n'était pas conforme avec les règles qu'en prudence nous avons été amenés à poser et qui sont publiées dans la rubrique concernée. Dommage!

Les "coups de cœur" suscitent toujours le même intérêt.

Petite remarque au sujet des 2 chaînes de prière les plus récentes. Elles ont peu de priants "abonnés", (6 et 5) mais elles ont reçu beaucoup plus de visites, respectivement 95 et 93. Je me plais à penser que ces visites ont été plus qu'un simple mouvement de curiosité, mais aussi une démarche de solidarité spirituelle.

Un mot aussi sur les 7 nouvelles actions de grâce d'autant plus touchantes que certaines jaillissent au milieu des épreuves.

Je parlais tout à l'heure le ciel sous ses diverses acceptions. Je saisis l'occasion pour évoquer la Reine du Ciel à travers cette traduction de l'Ave Regina Cælorum. Profitons-en car cette antienne mariale ne reste pas longtemps au programme dans l'année liturgique:

"Salut Reine des Cieux! Salut souveraine des Anges! Nous vous vénérons, ô source, ô porte par où la lumière s'est levée sur le monde! Réjouissez-vous, Vierge de gloire, gracieuse entre toutes! A vous notre hommage, ô toute belle. Implorez le Christ pour nous!"

Dominique


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