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Newsletter n°83 du 25 avril 2016

publié le 28 avr. 2016 à 00:40 par Jérôme Moreau   [ mis à jour : 28 avr. 2016 à 03:37 ]
Fragrance patriotique

Le 8 décembre 1947, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 8-9h du matin et lui dit : « La France est foutue ! ». Mais Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à 13h, la Vierge Marie est apparue à l’Île-Bouchard et la première phrase de Marie a été : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin ! ».

Jacqueline Aubry, récemment retournée vers le Père, raconte comment les enfants de l'école crurent les petites voyantes et prirent très au sérieux cette injonction de notre Mère du Ciel. Le vendredi suivant, Marie apparut aux enfants tout « auréolée d'un arc-en-ciel lumineux », une inscription en lettres d'or sur la poitrine : Magnificat ! C'est ce jour-même que la France repris le travail, que les grèves cessèrent, ainsi que les sabotages. La situation semblait en effet inextricable, le gouvernement impuissant, et l'on craignait un embrasement, sur fond de manipulation du communisme stalinien d'après guerre. Il semble avéré que le calme revint de manière inexplicable alors que tout postulait le contraire.

Notre pays a connu nombre de conflits et de situations périlleuses. Le contexte actuel n'est pas très encourageant. La crise n'est pas seulement économique. Elle touche l'appareil politique en général, à l'exception notable sans doute de toutes ces personnes dévouées au bien commun local des communes les plus modestes. La société se cherche. La détresse morale est profonde et s'engouffre en des voies qui ont beau être légales mais n'en sont pourtant pas moins sans issue. La crise est fondamentalement religieuse puisque l'homme ne veut plus de référence que lui-même, en des intérêts contradictoires et potentiellement porteurs de conflits. « La paix de toutes choses est la tranquillité de l'ordre », disait saint Augustin (Cité de Dieu, XIX, 13, 1). Cet ordre commence dans le respect du Créateur et des lois qui régissent la création, avec la foi dans le Rédempteur et l'accueil de Sa Miséricorde qui rétablit l'ordre, bouleversé par le péché.

Comme elle est belle notre France ! En route vers l'Ile-Bouchard justement, nous nous extasions avec quelques jeunes de la majesté des paysages. Longeant les rives incertaines de fin d'hiver de la Loire, nos yeux admiraient l'agencement savant de la pierre calcaire brute en autant de demeures et châteaux de contes de fée. A Candes-Saint-Martin, lieu du trépas du grand saint évangélisateur des campagnes antiques, l'église médiévale se dresse au milieu d'un charmant village en terrasses à flanc de coteau. En son sommet, un promontoire ouvre les horizons sur le confluent de la Vienne et du grand fleuve. On se prend à rêver avec ces eaux mêlées, charriant des souvenirs de Poitiers et d'Orléans, conjuguant les efforts de la petite bergère de Lorraine, victorieuse de ses premiers juges et de ceux qui voulait assujettir la mère-patrie. Jeanne hante les vertes prairies, les collines généreuses, les vignes de Bourgueil en face et les bois mystérieux. Rien ne lui est étranger de notre histoire, de notre patrimoine, de l'abbaye de Fontevraud à quelques encablures dans notre dos. Même la centrale nucléaire de Chinon en point de mire ne parvient pas à l'arracher à la mémoire. Ce n'était dans le fond qu'une enfant, une enfant qui prit au mot les paroles célestes sans jamais faiblir, jusqu'au suprême sacrifice.

Se trouvera-t-il aujourd'hui encore des enfants, et des adultes au cœur d'enfant, pour faire monter vers le Ciel les prières requises par Celle qui est la Sainte Patronne de notre bien-aimée patrie, sa protectrice et sa Mère ? La France devrait-elle être définitivement ''foutue'' à l'heure où elle souffre ? Entendrons-nous à nouveau résonner les paroles du pasteur suprême lors de cette Messe inoubliable au Bourget : « France, Fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, Fille de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle? » (Saint Jean-Paul II, 1 juin 1980).

« Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la France »... « Chantez le ''Je vous salue Marie'' » (Notre-Dame à l'Ile-Bouchard)... Chiche ?

Abbé Philippe-Marie


Vie du site

Mon épouse et moi revenons d'un voyage à Malte. Pourquoi en parler? Malte est probablement le dernier pays d'Europe où l'on ait le sentiment de se trouver en terre chrétienne. Sans même évoquer l'incroyable richesse architecturale en large partie religieuse (359 églises, en général décorées avec une étourdissante exubérance baroque), on sent dans l'histoire le verrou que constituait en Méditerranée cette place forte chrétienne contre les invasions musulmanes. Et puis (surtout, peut-être) c'est la vie quotidienne: A chaque coin de rue (presque au sens propre) trônent des statues de saints: La Vierge Marie, Saint Joseph, Saint Jean-Baptiste, Saint Paul, Saint Dominique, en particulier. Le plus touchant, ce sont ces petits médaillons souvent naïfs, en céramique ou en pierre, représentations de saints, situés à côté des portes d'entrée des maisons individuelles. Avez-vous vu ailleurs des hommes en costume noir et cravatés dire leur bénédicité dans un restaurant? ou une jeune fille en jupe courte, passant devant la porte ouverte d'une église, faire une brève génuflexion et un signe de croix en pleine rue? Ce n'est pas tout le temps et partout, mais quand même!

Malte n'est toutefois pas le Paradis et ce que nous avons pu en voir hors tourisme nous a montré une réalité inquiétante en matière d'avenir économique… quand elle aura terminé ses 6 mois de présidence tournante de l'Europe. Comprenne qui pourra, et surtout qui voudra!

Quittons un peu ces souvenirs insulaires pour donner quelques chiffres sur l'activité de CathoFamiLink: Nous nous situons en moyenne cers derniers mois vers 1000 connexions mensuelles, entre 1 et 2 intention de prière par jour, plus guère d'actions de grâce (Dieu se fait-il plus discret dans Ses réponses à nos demandes?). Nous gérons actuellement 22 chaînes de prière regroupant près de 1000 priants.

Notre activité de ces dernières semaines a été en outre éclairée par notre assemblée générale, à La Roche-sur-Yon. Ce fut pour nous l'occasion de renouveler (à l'identique) la composition de notre conseil d'administration et de notre bureau, dans cette ambiance très familiale qui est l'une des marques de notre action. Nous en avons profité, guidés par le P. Philippe-Marie, pour faire avec les familles présentes le parcours de l'Année Sainte de la Miséricorde dans l'église Saint Louis, cheminement qui nous a tous profondément touchés : franchissement de la porte de la miséricorde, chapelet de la miséricorde en partie chanté, visite aux fonts baptismaux, au confessionnal, au Saint Sacrement et pour finir à la chapelle de la Vierge. Une heure magnifique pour laisser à Dieu un peu de temps pour faire entrer dans nos cœurs une once de ce qu'est la réalité de Son amour, et pour nous de comprendre qu'Il vient glisser Sa main en dessous de nous, entre nous et l'enfer – au risque de s'y brûler ou de mourir sur la Croix – pour nous élever vers Lui et nous sauver.

Aussi je me permets de vous livrer cette "Joie du Bon Pasteur" écrite peu après cette expérience de miséricorde divine.

Quel fleuve en crue, Seigneur, est la miséricorde!
Plus encor que le mal il dévale et déborde.
Il faut beaucoup d'efforts et de perversité
Et, dans ce mauvais fond, de la ténacité
Pour résister à Vous dont l'amour nous recherche
Et nous prend par la main plus qu'il ne tend la perche:
Vous venez explorer jusqu'au dernier ravin
Car Vous ne voulez pas nous espérer en vain.

O joie du Bon Pasteur, ô joie tant attendue,
Ramenant au bercail cette brebis perdue!
O joie tant attendue, la joie du Bon Pasteur
Ramenant la brebis perdue dans son malheur!
O joie tant attendue du Bon Pasteur, ô joie
Du berger ramenant sa brebis dans la voie!

Oui, pensons à la joie, bien sûr, d'être lavés
De nos péchés si lourds, la joie d'être sauvés,
Mais plus encor: La joie de Dieu qui par ce geste
Nous retrouve en Son Cœur emplis d'amour céleste.

Dominique
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